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Publié le mercredi 29 août 2001 dans la rubrique :

Mon press-book

Jean-Pierre Lalitte, président de la Fédération départementale des chasseurs

Natura 2000 : danger !

La voix des chasseurs

Quitte à heurter certains lecteurs de ce site, je dois avouer que je n’ai aucune sympathie pour les chasseurs. En outre, le président de la fédération départementale du Cantal, Jean-Pierre Lalitte, était un personnage excessif, voire caricatural. Bref, lorsque je dus le recevoir, au pied levé, pour l’entendre à la veille de l’ouverture de la saison 2001, les choses se présentaient plutôt mal... Il fut néanmoins très satisfait de l’article que j’ai publié dans le cadre d’un dossier "Spécial chasse". Il a estimé que j’avais respecté ses propos, que j’avais pourtant soigneusement édulcorés. Ce satisfecit venant d’un homme qui ne décolérait jamais m’a touchée, je dois l’admettre.

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Jean-Pierre Lalitte, président de la Fédération départementale du Cantal, dénonce les dangers de la directive Natura 2000 (Photo DR - L’Union agricole et rurale).

Le président de la Fédération départementale des chasseurs du Cantal, qui a attribué pour la dernière campagne plus de 9 600 cartes, manifeste son inquiétude relative à la directive européenne Natura 2000.

“Cette directive impose à chaque état membre des modalités de protection des espèces, des plantes et des sols, afin de protéger les biotopes des oiseaux migrateurs. Or, ce texte est une entrave au droit de propriété et à l’exploitation des richesses naturelles d’une région.” Le président entend interpeller notamment les agriculteurs qui, si leurs parcelles appartiennent à un site sélectionné, “ne seront plus libres de les exploiter comme ils l’entendent”. Les Monts du Cantal figurent dans la liste des sites proposés par la France, mais dont la copie devra être reprise, à la grande satisfaction de Jean-Pierre Lalitte : “Le comité national Natura 2000, auquel adhère la Fédération, a obtenu que cette liste soit réécrite : les chasseurs avaient été écartés de toute discussion.” Il insiste sur le danger que représente, selon lui, cette directive : “Il ne faut pas qu’en France on aboutisse à la situation qui existe déjà en Hollande, où plus personne ne peut rien faire, qu’il s’agisse des touristes, des chasseurs, des exploitants...”

Autre combat du président, celui de l’abandon des directives de la loi chasse relatives aux dates de clôture pour les espèces migratrices : “La directive européenne ne fixe pas de date de clôture, et on voit les tribunaux privilégier le texte européen par rapport à la loi française. Il ne faut donc pas relâcher nos actions.”

Le retour du gibier sauvage

Sur le plan départemental, Jean-Pierre Lalitte se félicite de la gestion du gibier de repeuplement, qui devrait aboutir à un accroissement des populations sauvages : “Plus de 80 sociétés sont volontaires pour lâcher chacune 100 oiseaux (faisans et/ou perdreaux), et installer des aménagements. Nous pourrons ainsi retrouver rapidement un bon gibier redevenu sauvage. Cette action est d’autant plus prometteuse dans le Cantal que nous avons sur place des éleveurs qui produisent des oiseaux de grande qualité.” Quant au lièvre, une opération est en cours dans la Châtaigneraie, également très encourageante : “Toutes les sociétés se sont regroupées pour établir et respecter un quota très limité sur le lièvre d’Europe. Les populations peuvent ainsi se développer, sans que l’on ait à recourir à des lâchers, toujours décevants, d’animaux d’élevage.”

Évoquant la cohabitation avec le monde rural, le président constate “une parfaite harmonie entre chasseurs et agriculteurs”, même s’il déplore que, parfois, des exploitants se montrent “peu tolérants” envers le gros gibier (cerfs et sangliers notamment). “Les dégâts occasionnés par ces animaux sont pris en charge par les chasseurs, qui installent également des clôtures électriques pour protéger les cultures : nous nous revendiquons comme gestionnaires des espaces et des espèces, pour l’intérêt de tous les acteurs de la vie rurale.”

Post-scriptum

Lire également le billet que j’avais écrit lors du décès de Jean-Pierre Lalitte : Et qui va défendre le Cantal libre, maintenant ?

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Image extraite de l'article "La maison du général - 18"