Le jardin de DB

Vous êtes ici : Accueil du site > > Mon press-book > Le marché immobilier dans le (...)

Menu de navigation

Masquer la bannière
Afficher la bannière
 
 

Aux utilisateurs d'Internet Explorer 6,
Votre navigateur ne vous permet pas de bénéficier pleinement des fonctionnalités proposées par ce site. Si vous en avez la possibilité, je vous invite à télécharger gratuitement la dernière version d'Internet Explorer, ou mieux, Mozilla Firefox.

Publié le vendredi 25 mai 2007 dans la rubrique :

Mon press-book

Intérêts d’emprunts

Le marché immobilier dans le flou

Au lendemain de l’annonce, dans une interview accordée au journal Les Échos par le ministre du Budget Éric Woerth, d’un crédit d’impôt consenti aux acquéreurs d’une résidence principale, les interrogations secouent déjà le marché immobilier. Cette annonce parue le 24 mai provoque de nombreuses réactions, liées au fait que le détail de cette mesure n’a pas été communiqué... et qu’il ne le sera pas dans les prochains jours.

Première conséquence, immédiate : les éventuels acquéreurs d’un bien immobilier veulent attendre, avant de signer une promesse de vente, de connaître quelles seront exactement les nouvelles mesures. Dans les agences immobilières, la confusion est parfois à son comble : le public attend des informations que les professionnels de l’immobilier ne peuvent pas leur fournir. Tout un chacun s’interroge sur les effets de la déduction des emprunts immobiliers : va-t-elle faire monter ou baisser les prix des biens ? Les taux d’intérêts ?

Les professionnels de l’immobilier demandent donc au gouvernement de clarifier au plus tôt son discours. Car si les soubresauts que l’on constate actuellement ne sont peut-être que passagers, ils nuisent néanmoins à la bonne marche des affaires.

En attendant que le gouvernement complète le dispositif annoncé par Éric Woerth, on ne dispose que d’une seule certitude : le crédit d’impôt sera consenti pour les actes de vente signés à compter du 6 mai, date de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Il n’y aura donc qu’une très faible rétroactivité, contrairement à ce qu’avait déclaré en avril le porte-parole du candidat UMP : « Cette mesure s’appliquera sur tous les emprunts immobiliers et sur l’ensemble de la durée du prêt. » Les espoirs suscités par cette annonce vont donc être déçus : outre la limitation aux actes signés après l’élection présidentielle, le montant et la durée de l’avantage fiscal seront inférieurs à ce qui avait d’abord été annoncé, même si ces deux paramètres ne sont pas encore définitivement fixés.

Selon les dernières déclarations de Matignon, les particuliers acquéreurs d’un bien immobilier pourront déduire de leur revenu imposable une partie des intérêts de leur emprunt. Mais le mode de calcul n’est pas encore arrêté : soit la baisse d’impôt sera équivalente à 20 % environ des intérêts d’emprunts payés chaque année, soit elle sera égale au montant total des emprunts, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Quant à la durée de cet avantage, elle sera comprise « entre 5 et 10 ans », selon Bercy.

Pour l’heure, il est difficile de prévoir quels seront les effets à long terme sur le marché immobilier d’une telle mesure, puisque nul n’en connaît réellement la teneur. Les observateurs sont dans l’expectative, sans réellement attendre de bouleversement : François Bertière, PDG de Bouygues Immobilier, estime que « si cette mesure pourra aider les gens à déclencher l’acte d’achat, ce sera essentiellement psychologique. Et les prix ne grimperont pas pour autant. » Une opinion partagée par Jean-Michel Guérin, directeur général de Particuliers à Particuliers.

Recommander : 
 

À vous d'écrire

 

Dans la même rubrique

Au hasard

Des articles...
Une photo...

Cliquez sur cette image pour accéder à l'article dans lequel elle est publiée.

Image extraite de l'article "Ce que vous avez raté en août"