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Publié le samedi 28 mars 1998 dans la rubrique :

Musique

La magie Petrucciani

Mercredi soir, au Grand Théâtre de l’Esplanade, le meilleur du jazz était sur la scène : Michel Petrucciani et ses musiciens ont fait tanguer l’assistance au cœur de Both worlds.

Au terme d’une heure et demie de concert, le public en voulait encore. Encore plus de musique, d’éclats de cuivres, plus de piano, plus de rythme, plus de musique, tout simplement. Les spectateurs se sont résignés à partir, quand les lumières se sont allumées, du sourire plein des yeux et du jazz plein la tête.

Michel Petrucciani venait de leur offrir un grand moment de bonheur. Au programme, les titres de son dernier album, Both Worlds. Enrichies d’improvisations, animées de dialogues avec les cuivres, la basse ou la batterie, scintillantes de solos qui laissaient la salle à bout de souffle, les « petites chansons » de Petrucciani ont fait vibrer le Grand Théâtre.

D’autres airs aussi, avec notamment un duo piano-batterie, où, les yeux dans les yeux, Steve Gadd et Michel Petrucciani ont régalé le public d’une conversation volubile entre cordes rythmiques et percussions mélodiques. Pour ce morceau comme pour l’ensemble du concert, pas de second rôle, mais six musiciens d’exception qui surent chacun séduire l’auditoire. Ensemble, comme dans 35 seconds of music and more ou On top of the roof, ou en tête-à-tête avec le piano, ils ont emporté la salle au sommet du jazz, où l’innovation épouse la tradition.

On ne pouvait qu’admirer Stefano Di Battista et son saxo, plein de tendresse lors de Petite Louise, ou Denis Leloup et son trombone, chaloupant au soleil de Guadeloupe. Anthony Jackson à la basse et Flavio Boltro à la trompette se sont montrés tout aussi brillants. Un sextet réunissant, autour de la musique, deux continents, l’Amérique berceau du jazz et l’Europe riche de tradition classique : un mariage réussi entre deux mondes, avec l’alliance parfaite de ce qu’ils ont de meilleur.

Une médaille et un sourire

Une médaille et un sourire

Le temps d’une soirée, Michel Petrucciani s’est entendu dire « Merci » de maintes façons, mais toujours avec la même sincérité. Merci officiel, avec la remise de la médaille de la ville de Saint-Étienne. En présence de Jean-Louis Pichon, directeur artistique de l’Esplanade, et de personnalités, Martine Fontanilles, adjointe à la culture de la municipalité de Saint-Étienne, a remis cette médaille au musicien quelques heures avant le concert. « Vous êtes venu plusieurs fois à Saint-Étienne et le public a toujours su montrer combien il vous aimait, comme il le montrera encore ce soir », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Cette médaille, qui a été fondue dans la région, témoigne de l’affection que vous portent les Stéphanois, qui vous remercient pour votre musique ».

Merci chaleureux, avec la foule qui se pressait, après le concert, devant la table où Petrucciani dédicaçait ses albums. Merci plein d’émotion enfin, lorsque, se faufilant dans la foule jusqu’aux côtés du pianiste, un gamin a osé dire dans un souffle : « Michel, j’ai aimé ton concert ». Un sourire, un regard et l’enfant est reparti avec une photo qu’il tenait comme un trésor, qu’il n’attendait pas et qui brillait comme mille médailles.

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Image extraite de l'article "Dans l'cochon, tout est bon"