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Publié le mardi 22 juillet 2003 dans la rubrique :

Le p’tit journal du Cantal

Inculte !

Sidérée. Effondrée. Je viens de réaliser que j’étais complètement à côté de la plaque. Sur mon CV, j’ai mis un truc comme "très bonne culture générale", ou quelque chose d’approchant. Eh bien, j’ai menti. Sans le faire exprès, hein. Mais quand même. Je ne serais même pas sélectionnée pour Le Maillon faible si d’aventure je me présentais.

J’ai un très gros défaut : je n’achète jamais le journal du dimanche. Je ne parle pas du JDM (que je n’achète pas non plus, du reste), mais de l’édition dominicale du quotidien régional, avec le programme télé et le supplément féminin. Pour le programme télé, j’ai déjà Télérama, et en outre je ne suis pas une fan du petit écran. Pour l’information, je baigne dedans toute la semaine, et ce serait vraiment extraordinaire que le seul jour où il se passe quelque chose dans le Cantal tombe un dimanche. Et il y a France 3. Donc, pas de canard le dimanche.

Du coup, j’ignore ce que tout le monde, probablement, sait sur le bout des doigts. Et ça fiche un coup, j’ai l’impression d’avoir passé trois ans sur une autre planète.

Dimanche à Limoges, j’ai acheté le journal. J’ai laissé le TV Mag et le sup féminin dans le sac en plastique, pour examiner soigneusement le quotidien local. Chaque fois que je vais quelque part, j’achète le journal. Pour voir comment il est fait. Je me trouve maintenant face à un sacré dilemme : soit je fais du tourisme en semaine pour avoir un journal représentatif, soit je sors le dimanche pour élargir le champ de mes connaissances. Grâce au programme télé.

Parce qu’honnêtement, TV Mag ou un traité universitaire sur la fusion froide, ça me fait le même effet : j’y comprends rien.

D’abord, la couverture. Une jeune femme, plutôt jolie, de blanc vêtue, assise sur une plage. Et ce titre : "Elle attend un heureux événement et fait le bilan de Nice People - Flavie : mon bonheur d’abord - Interview 100 % réalité". Moi, je crois qu’il s’agit d’une concurrente de Nice People (curieusement, je vois à peu près à quoi ressemble Nice People, ils font des résumés très drôles dans Télérama). Et je me demande si le bébé a été fabriqué dans la piscine. Ce n’est qu’en mangeant mon sandwich, hier midi, que, par désœuvrement, j’ai feuilleté le magazine. Et que j’ai appris qu’il s’agissait de Flavie Flament (connais pas), l’épouse de Benjamin Castaldi ! Lui, je sais qui c’est : il anime les émissions que je déteste. En gros, j’ai cru comprendre que Flavie était donc le Castaldi féminin sur TF1. Lui sévit sur M6, j’ai vu des bandes-annonces avant les épisodes de Stargate SG1, ma série préférée.

J’imagine que ne pas savoir qui est Flavie Flament correspond à peu près à ne pas savoir qui, de la Terre ou du Soleil, tourne autour de l’autre. Ou à ne pas savoir faire la différence entre un chameau et un dromadaire. Ou encore à confondre modem et newsletter. Je suppose que c’est complètement invraisemblable. Et pourtant.

Ce n’est pas fini ! J’ai appris plein de trucs dans ce magazine finalement excellent pour m’ouvrir un peu l’esprit. Ainsi, "Adeline Blondiau a pu rencontrer son héros, Michael Madsen". Je suis ravie pour elle, mais c’est qui, ces deux-là ? Ils sont moyennement célèbres ou je vais encore me payer la honte ? Quelques pages plus loin : "la Suédoise Annika Sörenstam est une sorte de Tiger Woods au féminin". Diable. Jamais entendu parler.

Voilà où en est ma "culture générale". Je vais me mettre aux devoirs de vacances, et arrêter de lire Télérama. Il y a urgence. Vraiment. Et je regarderai un peu la télé, pour voir. On fera le point en septembre.

En bref

BANC D’ESSAI

En poursuivant mon exploration du monde des vivants grâce à TV Mag, je suis tombée sur un banc d’essai. Deux pages très pratiques avec comparatifs, mise en valeur des points forts, avec 14 points forts et une appréciation générale. Je connais bien les bancs d’essais, j’épluche toujours ceux qui sont publiés dans Chasseur d’images. Là, il n’était pas question d’objectifs ou de boîtiers reflex, mais des jeux télévisés. La palme revient à "Qui veut gagner des millions". De toute façon, comme appareil numérique, j’ai choisi après mûre réflexion celui qui avait été descendu en flammes par Chasseur d’images.

AURILLAC VŒUF ET ORPHELIN ?

Un papier paru dans le Figaro et relayé par le site Cantal.com annonce que le ministère de la Culture envisage de ne maintenir qu’une seule grande manifestation dédiée aux arts de la rue : le festival d’Aurillac. Ben tiens. Soit c’est un bruit de couloirs qui ne deviendra jamais réalité, soit c’est n’importe quoi. Aurillac ne peut pas accueillir l’ensemble des créations, c’est financièrement et techniquement utopique. Et toutes les troupes ne peuvent pas compter sur un seul rendez-vous pour vendre les spectacles qui les feront vivre pendant une année. Allez, on va dire que le ministère s’est "mal exprimé", on ne va pas s’affoler tout de suite.

L’image de la semaine

Il est pas beau mon village ?

Vous voyez, là, c’est Polminhac, une très jolie maison sur la place devant la fontaine (non, c’est pas chez moi !). En plein eacute ;té. Une place déserte, personne à l’horizon. A Vic-sur-Cère, c’est à peine mieux. Quant à Aurillac, je n’ai pas osé vous montrer, c’est déprimant. Dans un département qui mise tout sur le tourisme, n’y a-t-il pas des questions à se poser ? (Photo Dominique Bardel)

Le lien de la semaine

Cette semaine, je pense aux gourmands. Aux fondus de fromage, à ceux qui, quand ils entendent le mot "Cantal", se mettent à saliver, et imaginent une belle tomme dorée, à la peau granuleuse à souhait, au parfum enivrant... Sur le site de l’interprofession fromagère du Cantal, ces gourmets qui ne pensent pas assez à leur taux de cholestérol pourront découvrir tous les secrets des deux AOC emblématiques du département : cantal et salers. Avec les photos somptueuses de Pierre Soissons, le photographe "officiel" du département.

Allez, visitez et prenez des kilos !

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Image extraite de l'article "Lettre à Monsieur mon chef"