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7 commentaires

Publié le samedi 16 février 2008 dans la rubrique :

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Débordement

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Débordement
Le Tarn a été pris de furie ce jour-là à Moissac. L’homme tente de domestiquer l’eau, mais est-il sûr de pouvoir toujours tout maîtriser ?
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Débordement
17 février 2008 22:12, par Hubert.L

Très belle photo qui marque la maitrise de l’homme par trois éléments, mais aussi l’impuissance face à la plaque qui donne le niveau de la crue du 3 mars 1930.

Débordement
19 février 2008 00:33, par DB du Jardin

Aaaah, merci Hubert ! Je suis bien contente que cette photo vous plaise.

Je l’ai prise dans une ruelle, juste à côté du pont de Moissac. Quand le Tarn a débordé, ça a dû être vraiment très impressionnant...

DB_qui_a_une_peur_panique_de_l’eau

Débordement
4 mars 2008 17:27, par DB du Jardin

Voici le texte paru dans La Dépêche d’aujourd’hui, relatant cette journée infernale du 3 mars 1930 à Montauban.

SOUVENIR. 78 ANS APRÈS, COMMÉMORATION HIER QUAI POULT GRÂCE À UN RESCAPÉ : JEAN GARRIGUES.

Inondations de Montauban : « 3 mars 1930, l’horreur ! »

Hier en fin de matinée, Montauban commémorait l’anniversaire de du 3 mars 1930, jour des terribles inondations qui ont endeuillé la ville. Cette commémoration le jour de la date anniversaire du 3 mars est à inscrire à l’initiative de Jean Garrigues, rescapé lui-même qui a livré hier une partie de ce qu’il a vécu (lire encadré ci-dessous).

Cette commémoration a eu lieu devant la stèle d’Adolphe Poult érigée quai Poult en la mémoire de celui qui a donné sa vie le 3 mars 1930 pour sauver celle des autres. Brigitte Barèges, députée-maire, rappelait les circonstances qui ont permis de célébrer cette page d’Histoire dramatique qui a marqué à tout jamais les esprits à Montauban.

78 ans plus tard, le maire de Montauban mettait l’accent sur le courage des Montalbanais ce jour-là à l’exemple d’Adolphe Poult qui a sauvé sa femme, son fils Jean-Emile et des dizaines de personnes et qui a fini par se noyer dans le Tarn. Elle rappelait aussi les dégâts et les pertes en vies humaines à Sapiac, à Gasseras, à Pouty et à Villebourdon.

L’eau avait atteint 11,45 mètres à la hauteur du pont Neuf et la première digue construite par Henri IV (famille de Bourdon, d’où le nom Villebourbon) a contribué bien modestement à limiter les terribles dégâts.

Aujourd’hui indiquait Brigitte Barèges, la rive droite est protégée des crues et la rive gauche le sera en fin d’année 2008.

La médaille de la ville

Jean Garrigues donnait ensuite témoignage de cette dramatique journée avant de recevoir la médaille de la ville.

Une occasion, pour lui, de rendre public l’obtention d’un brevet de natation qui n’avait pas été reconnu par l’Éducation nationale et qu’il avait reçu, plus tard, le brevet d’élève le plus méritant du département à l’âge de 11 ans. À l’issue de cette cérémonie, le maire, les rescapés et leurs familles ont déposé une gerbe au pied de la stèle d’Adolphe Poult pour honorer sa mémoire et son courage exceptionnel lors de cette journée au cours de laquelle, 29 Montalbanais sont morts noyés, selon Jean Garrigues.

« J’avais 6 ans, je me souviens… »

Jean Garrigues, 84 ans, rescapé, témoigne : « J’avais 6 ans, je me souviens très bien de cette journée absolument horrible. À 4 heures du matin, l’alerte avait déjà été donnée. À 7 heures, mes grands-parents, qui habitaient Sapiac, étaient montés sur le toit de leur maison juste en face du club nautique. Ils faisaient des signes désespérés avec un chiffon blanc pour qu’on vienne les chercher. Nous habitions avec mes parents, 120, faubourg Toulousain, et l’eau était montée d’une manière effroyable. Au bord du Tarn, je me souviens d’avoir vu flotter dans le courant d’une grande violence des animaux morts, des meubles et des charrettes. Dans la journée, c’était l’horreur. Les maisons s’écroulaient. J’ai vu depuis chez moi le café de la Renaissance au coin de la rue Chamier s’effondrer. Adolphe Poult était dans une barque et récupérait les gens. Ils criaient. C’était la panique. L’eau arrivait t également par les égouts. Adolphe Poult est allé chercher le garde mobile Maubé qui était cantonné à la caserne La Hire, à minuit. C’est en sautant dans la barque d’un arbre ou d’une fenêtre que ce dernier a fait chavirer la barque. Adolphe Poult et le garde se sont noyés tous les deux. Je me souviens de cette journée et de cette nuit épouvantable et je vois encore une famille marcher sur un mur à 5 mètres de haut pour se sauver. Un bébé dans un couffin a failli tomber. C’était très impressionnant. Depuis lors, et après cette vision d’horreur, j’ai fait surmonter ma maison d’une brique et demie. J’ai bien fait car lors des inondations de 1996, l’eau s’est arrêtée juste au bord.

Publié le 04 mars 2008 à 10h18 | Auteur : Guy Révellat

Un récit terrible et émouvant... J’ignorais tout cela lorsque j’ai pris cette photo ; je pressentais simplement qu’elle résumait la vanité des hommes face à la puissance des éléments. Je regarde aujourd’hui cette image d’un œil différent... Et je suis très heureuse de l’avoir réalisée.

DB_ki_a_encore_beaucoup_de_choses_à_apprendre_sur_sa_région

Débordement
5 mars 2008 11:48, par brendufat

Photo très frappante en effet. Un autre Montalbanais s’était comporté en héros lors de ces inondations, avait même été décoré, je ne crois pourtant pas que la ville ait inscrit son nom quelque part : il s’agissait de René Bousquet...

Débordement
6 mars 2008 18:26, par DB du Jardin

René Bousquet, héros montalbanais ! Eh bé... Remarque, maintenant y’a Francis Lalanne qui se présente aux élections. ;-)

Bousquet a été fait chevalier de la Légion d’honneur après avoir sauvé plusieurs personnes lors de cette crue. Plus tard, il a mal tourné.

Débordement
6 mars 2008 21:05, par brendufat

« Mal tourné », voilà, c’est très bien dit ...

Et, à propos, comment donc nage Francis Lalanne ? (c’est mon côté « vieille fiarde », je sais, je sais ;) )

Débordement
7 mars 2008 00:56, par DB du Jardin

Francis ? Il nage dans le sens du courant... ;-)

Nan, c’est même pas vrai. Il est dans une liste sous l’étiquette « Indépendants », menée par une jeune dame qui à mon avis a peu de chances d’être élue. La permanence de cette candidate est en face du sex-shop de Montauban, aux vitres noires qui font miroir. Quand les gens s’écrasent le nez sur la devanture de cette charmante échoppe, on ne sait jamais trop si c’est pour voir ce qui est à l’intérieur du magasin ou pour lire (à l’envers) le doux nom de la copine à Francis.

Si d’aventure la charmante personne était élue, le Francis serait chargé de la Culture. C’est que ça nous en fait, des gens célèbres dans cette bonne ville de Montauban : on a eu Olympe de Gouges, on a eu Jean Dominique Ingres, on a eu Bourdelle, on a encore Cohn-Bendit, on va avoir le Francis. Ouééé ! ;-)

Ceci dit, moi j’m’en fous, je vote à Dieupentale. Il faut que je me décide entre la liste « Demain Dieupentale », la liste « Bien vivre à Dieupentale » et la liste « Dieupentale autrement ». En clair, va falloir que je me fasse une anti-sèche dans la paume de ma main parce que tous ces Dieupentale, je m’y retrouve pas franc. J’y mélange un peu tout.

DB_qui_réalise_avec_horreur_qu’elle_connaît_l’emplacement_du_sex-shop... :-/

 

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Image extraite de l'article "Ce que des hommes font subir à d'autres hommes"