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Publié le jeudi 8 septembre 2005 dans la rubrique :

Livres, littérature, littérateurs...

Julien Gracq

- Titre : Le Rivage des Syrtes
- Nom et nationalité de l’auteur : Julien Gracq (français).
- Éditeur : José Corti
- N° ISBN : 2-7143-0359-5
- Dépôt légal et date de dernière édition : 1991 et 25e tirage pour mon bouquin, mais il sera toujours réédité tant que la littérature existera !
- Commentaire : probablement le plus beau livre que j’aie jamais lu.

Aldo, jeune militaire plein d’avenir issu de l’aristocratie d’Orsenna, est envoyé servir dans une garnison portuaire, la base des Syrtes. Sur le rivage opposé, le pays ennemi, le Farghestan, en guerre contre Orsenna depuis trois siècles. Mais le conflit s’est enlisé, et se réduit désormais à une observation silencieuse d’une rive à l’autre.

Il ne se passe rien. Rien, rien, rien. Le moindre mouvement, d’un côté ou de l’autre de la mer, pourrait mettre fin à la trêve. Alors tout est immobile, dans l’attente. Mais le jeune Aldo va chatouiller les frontières maritimes. Passera, passera pas ? Déclenchera, déclenchera pas ? Tout le livre, ou presque, n’est qu’attente, et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde. Au contraire, on avale ce livre, pour se délivrer de la tension qui monte sans cesse, provoquée par cette interminable immobilité...

Paru en 1951, Le Rivage des Syrtes est un monument qui a véritablement marqué la littérature française. C’est magnifiquement écrit, une vraie merveille. Dino Buzzati avait écrit auparavant un roman dans le même style, Le Désert des Tartares (on raconte parfois qu’il s’agissait tout simplement d’un pillage, mais je préfère penser que c’était un exercice de style de la part de Gracq, et très réussi de surcroît). Éric Orsenna a choisi son pseudonyme en signe de déférence envers l’ouvrage de Gracq et son auteur.

C’est un bouquin dans lequel il faut faire l’effort d’entrer, pas forcément très facile au premier abord. Il ne raconte pas vraiment une histoire, mais explore à l’extrême les sentiments provoqués par une attente sans issue chez un fougueux jeune homme, très bien élevé et respectueux de l’ordre établi, mais jeune et fougueux quand même. La question est de savoir qui l’emportera, de l’aristocrate pétri de respect pour les traditions d’une principauté figée, ou de la nature humaine dont on se demande à quel point l’éducation peut la museler.

Bref, un petit bijou dans ma bibliothèque !

DB_et_donc_il_faudra_que_je_vous_cause_de_Buzzati

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