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Publié le mercredi 12 janvier 2000 dans la rubrique :

Musique

Une veuve pour sourire

Les fêtes en paillettes

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de voir - ou revoir - des spectacles lyriques dits "légers"... Rien n’y fait : tous les réveillons s’accompagnent d’une opérette, les circonstances ne sont pas propices aux tempêtes wagnériennes. Au hit-parade des sorties sylvestres, règnent sans partage les indétrônables Offenbach et Lehar.

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Les superbes costumes sont signés Alain Germain.

À l’occasion des fêtes de fin d’année, l’Esplanade a proposé au public de se divertir avec "La Veuve joyeuse", l’une des opérettes les plus populaires en France. Un très beau spectacle, où le baryton Jean-Marc Salzmann a régné sans partage.

La première surprise fut créée par le décor, superbe. Puis les costumes, tout aussi réussis. Ces créations d’Alain Germain, alliant élégance et raffinement, annonçaient la qualité de sa mise en scène. Là encore, on ne put que constater la maîtrise de cet artiste décidément très doué... même si l’on aurait pu souhaiter un peu plus de folie. Mais la musique de Franz Lehar, fort bien écrite quoiqu’un tantinet sucrée, n’est pas propice aux débordements qu’encourage celle d’Offenbach... Toujours est-il que, dans ses moindres détails, le spectacle fut une réussite.

Parmi les solistes, il en est un qui remporta l’adhésion unanime du public : Jean-Marc Salzmann, incarnant un comte Danilo follement séduisant... Comédien talentueux, excellent chanteur, plein de finesse et d’humour, ce baryton a immédiatement, et définitivement, gagné le cœur des spectateurs (trices !). Alors, il lui fut facile de séduire la veuve Missia Palmieri, interprétée par la soprano Anne-Marguerite Werster, qui sut tenir son rôle de manière fort convainquante, alliant charme et beauté de la voix. Si Sophie Marin-Degor, également soprano, chanta d’une très belle voix et sut se montrer excellente comédienne, la déception vint du ténor Andreas Jäggi. Dans le costume de Camille, il fut bien le seul à se laisser couvrir par un orchestre pourtant discret, montrant vite les limites d’une voix incapable de couvrir l’étendue que lui demandait son rôle. Et le baryton Maurice Sieyes, jouant le baron Popoff, que les stéphanois connaissent bien, s’acquitta de son rôle avec toujours autant de naturel.

Quant aux chœurs et à l’orchestre de Saint-Étienne, alors qu’ils s’étaient montrés époustouflants lors des dernières créations de l’Esplanade, ils n’ont pas vraiment atteint le niveau qu’ils avaient, notamment, pour "Le Roi de Lahore" (où ils étaient au meilleur d’eux-mêmes). Ils ont donné de "La Veuve joyeuse" une très bonne interprétation, mais à laquelle il manquait un je ne sais quoi d’enthousiasme... Probablement, était-ce dû à la direction, légère mais un peu molle, du chef Guiseppe Grazioli.

Cela n’a pas suffi pour atténuer la joie du public, qui murmurait les airs célèbres avec un plaisir non dissimulé, et qui restait décidément sous l’emprise du comte Danilo...

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Compagnie Alain Germain
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Image extraite de l'article "Trois mois"