Le jardin de DB

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8 commentaires

Publié le samedi 26 juillet 2008 dans la rubrique :

La vie du site

De Signé DB au Jardin

Spip, un écureuil pour les paresseux

Combien s’en souviennent ? Au tout début du commencement, ce site comptait, quoi, trente pages ? C’était il y a quelques siècles, disons cinq ans et demi, et ça s’appelait Signé DB. J’avais fait ça avec — nommons les choses par périphrases — une version d’essai de Dreamweaver prêtée par une internaute qui, après tout ce temps, vient encore me lire. Il y a des gens qui ont de la constance, quand même. ;-)

Au commencement

Je n’ai malheureusement plus de sauvegardes de cette première version. Il y avait déjà le papier kraft, le papier à carreaux... et mon pseudo, qui n’en était pas un. Je ne cherchais pas l’anonymat. Je voulais faire un « press book » : il fallait bien qu’on me reconnaisse ! À ce moment-là, l’ADSL n’était disponible que pour quelques privilégiés, les blogs n’existaient pas. J’avais fait mon petit site avec un livre sur les genoux, qui devait s’intituler bêtement Comment créer son site internet ; on ne parlait pas d’interactivité, il fallait simplement apprendre à coder en HTML.

Et puis il y a eu la version 2, toujours en HTML bête et méchant, avec juste ce qu’il fallait de JavaScript. Il n’était déjà plus question de présenter simplement les articles que j’avais publiés dans tel ou tel journal. Je voulais dire et montrer davantage. Le temps était fini où je sauvegardais tous les fichiers du site sur une disquette. J’étais à l’aise pour écrire des pages web en codant « à la volée », les balises n’avaient plus de secret pour moi, et lorsque je voulais mettre un nouveau texte ou une nouvelle photo en ligne, hop, je créais une page web. Je mettais mes liens à jour, je complétais mon sommaire et le tour était joué. Fingers in the nose. Et la page d’accueil, quelle horreur, ressemblait à ça :

J’étais bavarde. Les gens venaient me lire. J’habitais dans la montagne maudite, la vie était longue et lente et vide, j’avais du temps pour écrire. Les pages s’ajoutaient aux pages, toujours davantage. Les blogs fleurissaient comme une brassée de jonquilles au printemps, les forums abordaient tous les thèmes possibles et imaginables. Avec mon petit site, qui nétait pas interactif du tout, je commençais à m’essouffler. J’étais « larguée ». Le moment était venu de passer à la version 3.

Toujours plus

Une toute nouvelle version, qui m’avait coûté des heures et des heures d’efforts. Je voulais à mon tour donner la parole à mes lecteurs. J’avais tenté d’alimenter un blog, mais ce carcan trop rigide ne me convenait pas. J’avais pris l’habitude de faire ce que je voulais, tout ce que je voulais. Mes limites n’étaient que celles de mes compétences. Le livre sur mes genoux a changé de titre : Comment créer un site internet dynamique. J’ai appris à coder en PHP, j’ai associé un forum au site, j’ai fabriqué des dizaines de nouvelles pages pour permettre aux gens d’écrire à leur tour. Combien de nuits ai-je passées le nez sur mon écran ? Trop, bien trop. Je passais tout mon temps à écrire des lignes de code, la création de chaque nouvelle page nécessitait toujours plus de travail, il fallait que j’ouvre des quantités de fenêtres et d’applications, et mon écran ressemblait à un immense bazar.

Je n’aime pas coder. J’aime écrire, raconter, faire des photos, je n’aime pas la technique. Tous ces codes, tous ces langages ne m’intéressaient pas. Ils ne me servaient qu’à présenter aux lecteurs ce que je voulais leur montrer. Et je passais beaucoup plus de temps dans la mécanique du site que dans la création de son contenu. Assez ! Je ne voulais plus user mes heures à faire des choses qui m’ennuyaient. Mon travail était déjà là pour ça.

Quelle solution pouvais-je adopter ? Un blog ? Non. Dépendre d’un prestataire plus ou moins fiable, me plier à ses contraintes et à ses exigences, être à la merci de ses plantages, lui confier le stockage de mes textes et de mes images, non, non et non. Je voulais rester chez moi. Et je ne voulais plus me noyer dans la technique. Il ne me restait donc qu’une solution : les CMS, pour Content management system — système de gestion de contenu en français.

Et j’ai adopté un écureuil

Un CMS, pour faire court, est un système qui permet de créer un site et de l’animer sans écrire une seule ligne de code. Le rêve. On télécharge un dossier, on le met en ligne, on écrit ses textes dans les cases prévues à cet effet et voilà. La plupart de ces systèmes sont gratuits, permettent de choisir entre plusieurs présentations, peuvent être configurés à volonté. C’était bien ce qu’il me fallait. Parmi les plus connus, il y a Mambo, son cousin Joomla, et il y a Spip. Ce dernier étant un pur produit du terroir, complètement franco-français, ce qui n’était pas pour me déplaire : je n’aurais même pas besoin de déchiffrer une documentation en anglais.

C’est ainsi que naquit la version 4 de mon site, où le press book n’occupe plus qu’une petite partie. Je profitai de cette dernière mutation pour rebaptiser mon « bébé » qui avait tant grandi, et que naquit le Jardin. Cela fait plus de six mois, maintenant, cela fonctionne bien... Alors si vous passez par ici, que vous avez un vieux site « tout en HTML fait main », ou si vous en avez marre des caprices et des pannes de votre blog, essayez Spip, cela vous conviendra peut-être.

Je ne vais pas me lancer dans une description détaillée des caractéristiques et des fonctionnalités de Spip : si vous voulez vraiment vous pencher sur la question, je vous invite à cliquer sur le lien que je vous indique au sommet de cette page. Je veux juste vous montrer ce qu’il est possible de faire sans se casser la tête. Mais en fait, vous en avez déjà un exemple : le site que vous êtes en train de lire !

Spip, ça veut dire « écureuil », et ça permet de créer un site dynamique en fournissant le moins d’efforts possible : c’est fait exprès pour les fainéants. Après avoir téléchargé un fichier zippé, on le met en ligne chez un hébergeur, et on écrit ses textes. C’est aussi simple qu’un blog... sauf que ça permet de faire beaucoup plus de choses.

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L’interface d’administration de Spip
On peut même choisir sa couleur...

En fait, c’est un caméléon

Le principal intérêt d’un CMS, c’est que l’on est entièrement libre de faire ce qu’on veut : il suffit généralement d’ajouter des modules, ou des plug-ins, pour doter son site d’une nouvelle fonctionnalité. Il y a derrière ces systèmes des foules de gens qui aiment faire ce que je déteste faire : programmer. Chaque jour ou presque, apparaissent de nouveaux gadgets, et parmi ceux-ci certains sont vraiment utiles ou ingénieux.

Pour Spip, notamment, il existe un certain nombre de plug-ins qui permettent de modifier la mise en page, simplement en cliquant sur un bouton. Parce qu’il faut bien l’admettre, quand même, la présentation standard d’un site créé avec Spip, c’est vraiment minimaliste. Pour le Jardin, j’ai utilisé l’un de ces plug-ins, qui me proposait un grand nombre d’options intéressantes : il s’agit de Sarka-Spip. Un véritable petit programme qui transforme l’écureuil en caméléon. Présentation avec trois colonnes, page d’accueil comportant un édito... Tout pour plaire. Sauf les couleurs. Il faut aimer le violet. Il faut l’aimer furieusement. Mais il existe une quantité prodigieuse de plug-ins : il y en a pour tous les goûts.

Regardez, en cliquant sur les onglets, les différents aspects que prend le Jardin, avec la mise en page par défaut de Spip, et celle de Sarka-Spip. Le contenu ne change jamais, seule la présentation varie. Il suffit que j’active ou désactive un truc dans l’interface d’administration, c’est aussi facile que d’appuyer sur un interrupteur.

Spip : article

Voici comment se présente un article du Jardin lorsque l’on utilise Spip dans sa version « de base » :

Sarka : article

Le même article, mais après activation du plug-in Sarka-Spip :

Spip : accueil

Voici comment se présenterait la page d’accueil du Jardin si je n’avais apporté aucune modification aux fichiers de Spip :

Sarka : accueil

La page d’accueil du Jardin, après activation de Sarka-Spip. Elle ressemble beaucoup à celle à laquelle vous êtes habitués, j’ai juste fait quelques modifications pour que la présentation de mon site corresponde davantage à mes goûts :

Spip : rubrique

Dans la version « brute » de Spip, une page de rubrique se présente ainsi :

Sarka : rubrique

Le plug-in Sarka-Spip, s’il n’est pas modifié, présente ainsi l’une des rubriques du Jardin :

Sarka-Spip est trop violet ? Qu’à cela ne tienne : l’ossature étant intéressante, il ne reste qu’à changer l’habillage ! Alors, je l’avoue, pour ça... il faut coder. Un peu. Pas plus que pour un blog, puisque la plupart des interventions ont lieu dans les fameux fichiers CSS, ceux qui définissent les couleurs, les polices, la largeur des colonnes, bref l’aspect final du site.

Après, bien sûr, on peut être pénible. Tâtillon. Maniaque. Chiant. Comme moi. On peut vouloir faire exactement quelque chose qui n’est pas prévu dans les centaines de modules proposés si aimablement par les développeurs. Dans ce cas, qu’est-ce qu’on fait ? On prend son petit dossier Spip, on édite les fichiers, on s’engouffre dans le PHP, on programme ses petits machins à soi tout seul. Et ça donne le Jardin.

Et on raconte ça à des gens que ça n’intéresse probablement pas... C’est pas beau, quand même, la technique ? ;)

Voir en ligne
Spip
Post-scriptum

À voir aussi sur le ouaibe : le site de Sarka-Spip

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Vos réactions

 
Spip, un écureuil pour les paresseux
26 juillet 2008 09:16, par Ardalia

Mais si, ça intéresse, Brendu va finir par passer...

J’ai voulu commencer comme ça, le blog, on m’a parlé de Dotclear, j’ai chargé Nvu, etc. et ne m’en suis jamais sortie. Pas de réseau, pas le réflexe réseau, pas de pugnacité, c’était foutu d’avance. Je rêvais d’un fond façon papier... étonnant, non ? ;-)

Spip, un écureuil pour les paresseux
26 juillet 2008 16:30, par Umanimo

Ouais ! Toi tu as réussi à en faire quelque chose de sympa ... en codant quand même un peu.

Moi, me sens pas. Et puis pour ce que j’y mets sur mon blog, un blog tout fait me suffit largement. Toutes façons, personne ne semble s’intéresser à mes dernières mises en ligne. Quasi pas de commentaires. Bof !

Une chose quand même à propos de spip : l’interface administrateur est d’un moche ! Heureusement qu’il y a des DB pour nous faire quelque chose de beau avec tout ce moche.

UMA

Spip, un écureuil pour les paresseux
27 juillet 2008 14:55, par DB du Jardin

Ardalia -> Oui mais Brendu, il est pas v’nuuuu ! :(

Qu’est-ce qui t’empêche de mettre du papier au fond de ton blog ?

Uma -> L’interface administrateur... Tu veux dire la mise en page du site en ligne ? La partie visible par les internautes ? Chez Spip, c’est pas très beau, et chez Sarka, c’est carrément horrible (mais c’est bien fichu, donc il suffit de changer les couleurs). Mais c’est justement là l’intérêt de Spip : il suffit de télécharger une mise en page sympa pour avoir ce qu’on veut. C’est « tout fait », comme tu dis, et on ne dépend ni d’Over-blog, ni de Typepad, ni de personne qui risque toujours à tout moment de te péter dans les doigts. Comme 20Six, au hasard...

Moi, je suis un cas pathologique, une névrosée : faut toujours que je fasse mon originale, je veux faire les choses à ma manière à moi. Après, les goûts et les couleurs, comme on dit, hein... :)

Spip, un écureuil pour les paresseux
27 juillet 2008 19:21, par Umanimo

Non, Dominique, je parle bien de l’interface oùsque tu tapes tes petits articles pour qu’ils soient mis ensuite en ligne, pas de ce que voient tes visiteurs (ils ont la chance eux, que tu sois la chiante qui veut tout transformer à ton goût).

Il est vrai que les sites spip, non remoulus sont moches aussi, mais c’est bien de la partie cachée dont je parle là, l’arrière du décor.

UMA

Spip, un écureuil pour les paresseux
27 juillet 2008 19:36, par DB du Jardin

Ah ! Mais ce n’est pas très grave, que ce soit moche dans les coulisses : personne ne les voit, les coulisses, en principe... Et en plus tu as un choix de six couleurs fraîches et toniques à ta disposition. :)

Tiens, regarde, toi qui aimes le jaune :

DB_je_vais_quand_même_pas_redessiner_l’arrière-cuisine,_ho ! ;)

Spip, un écureuil pour les paresseux
6 août 2008 11:27, par brendufat

Hoo, pov’ m’ame Bardel qui se languit de son Brendu !

Plateforme de blog ou site rien qu’à soi, en voilà un sujet qu’il est inépuisable.

L’intérêt du site rien qu’à soi est qu’on y fait exactement ce qu’on veut, en échange on doit le faire soi-même.

L’intérêt d’une plateforme est, au début, qu’elle met le pied à l’étrier. C’est le plus évident, il y a du pour (c’est tout prêt) et du contre (c’est tout prêt). Mais je crois que la vraie différence est qu’elle t’amène une « communauté » comme ils disent, autrement dit un premier noyau de lecteurs.

Dans les deux cas de figure, de toute manière faut bosser, chacun choisit selon ses points forts et ses faiblesses (pour aller chercher les gens je suis nul ! Je sais que, hors d’overblog, j’aurais longtemps été mon seul lecteur) Valà valà.

Spip, un écureuil pour les paresseux
7 août 2008 00:55, par DB du Jardin

Hé Brenduuuu ! Mais t’étais oùùùùùù ?

Faut dire aussi, hein, on te voit faire le joli cœur dans ton blog avec la gentille Florence de Belgique et après pouf, plus personne, silence, alors qu’est-ce qu’on doit penser ? Hein ? Ho ! Salaud ! :))

Bon.

Spip. Bien sûr, il n’est pas question de convertir les blogueurs à quoi que ce soit, ni de faire l’apologie du « tout fait main ». Ce qui est intéressant, en revanche, c’est que justement, des systèmes comme Spip ou Joomla sont « déjà tout prêts » (comme les blogs), mais qu’on y est complètement chez soi, et que ceux qui le souhaitent peuvent librement tout réaménager. Il me semble que c’est une bonne solution pour les blogueurs qui veulent devenir autonomes, ou qui se sentent à l’étroit. Et pis c’était une façon de parler un peu des coulisses du Jardin.

Bien sûr, côté « communautés », chez les éditeurs de CMS y’a rien. Juste des forums (ou des blogs !) techniques de développeurs. Pour se faire un réseau, c’est sûrement un peu plus compliqué, du moins au début.

Spip, un écureuil pour les paresseux
7 août 2008 09:48, par brendufat

Où j’étais ? Euhhh... si je le savais moi-même... :/

Pour revenir au sujet : bon, ben on est à peu près du même avis, je crois. Visiblement tu l’aimes bien, ta bestiole !

 

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Image extraite de l'article "Deux croches et une passion"