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Publié le mercredi 3 novembre 1999 dans la rubrique :

Musique

Festival Massenet

Saint-Étienne fait la fête à Jules

Culture Loire n° 1 : sommaire

Du 7 au 27 novembre, se déroulera à Saint-Étienne la 5e édition du festival Massenet, produit par l’Esplanade sous la direction artistique de Patrick Fournillier. Rendez-vous des mélomanes et des chercheurs, cette biennale semble avoir atteint une audience qui propulse la ville au rang des grandes scènes musicales, la faisant ainsi sortir de l’ombre lyonnaise. Cette année, la ville de la Grand’Croix a choisi de monter dans le train Massenet, et organise un petit festival "off". Verrait-on s’installer un festival départemental, qui emboîterait le pas à l’Été musical, offrant au public ligérien, enfin, une programmation musicale jusqu’ici réservée aux seuls Stéphanois ? Ce serait là un beau cadeau du compositeur qu’on honore, mieux qu’ailleurs, sur une terre où il ne fit que passer.

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La maison d’Égreville : elle conserve aujourd’hui la mémoire de Massenet. Pour combien de temps encore ? (photo © collection Anne Bessand-Massenet)

C’est tout de même paradoxal : alors qu’à Égreville, sa terre d’élection, la demeure du compositeur risque un jour ou l’autre de tomber entre les mains ignorantes d’un investisseur fortuné, on vénère à Saint-Étienne cet artiste qui n’a rien fait de plus que d’y naître. Il vole même la vedette à un autre Jules, l’écrivain Vallès, qui prit au moins la peine de consacrer une part de son œuvre à la ville noire.

Terre natale...

Avec ses huit enfants, Alexis Massenet s’installe à La Terrasse en 1839, pour ouvrir une fabrique de faux et faucilles. Le maître de forges, né à Strasbourg, pose donc ses valises au bord du Furan, pour une étape parmi d’autres dans la vie de cet industriel itinérant. Jusqu’au départ de la famille à Paris, en 1848, après une escale à Pont-Salomon, et avant d’autres voyages, dus à la recherche incessante de sources motrices pour les machines de forge de plus en plus gourmandes en énergie. De torrent en cours d’eau, de Toulouse à Chambéry, les Massenet ont voyagé dans la soute de la métallurgie. Saint-Étienne n’aura été qu’une étape, assez longue cependant pour qu’Alexis y soit élu conseiller municipal. Le dernier enfant de la famille, Jules Émile Frédéric, naît à Montaud le 12 mai 1842. Il en partira à six ans, définitivement. Quel rôle a donc joué Saint-Étienne dans sa carrière ?

... et terre d’élection

À l’âge de 57 ans, couvert de gloire et d’honneurs, le compositeur achète le château d’Égreville, en Seine-et-Marne, nouvelle résidence d’été de la famille. C’est ici que sont réunis ses meubles, ses photos, son piano, ses tableaux, et que Massenet compose, entre autres, son Concerto pour piano et orchestre. Entre son appartement parisien et les villégiatures niçoises, l’artiste ancre dans la campagne d’Egreville un refuge qui lui survivra. Trop lourd pour ses héritiers, le vaisseau partira à la dérive jusqu’à son rachat par son arrière-petite fille, résolue à transformer le château en un musée où expositions, concerts et travaux de chercheurs animeraient les murs trop vastes, où ne vivent aujourd’hui que l’héritière et sa mère, avec leurs deux chiens, un poney et un âne.

Après avoir restauré la grande maison, lui avoir rendu ses tapisseries et ses tableaux, Anne Bessand Massenet n’attend plus qu’un geste des pouvoirs publics -de la commune d’Égreville au Ministère, en passant par la Région et autres directions culturelles- pour donner naissance au Centre Massenet. Un signe qui ne vient pas. Alors Égreville est à vendre. Le fonds documentaire (partitions et correspondances) partira ailleurs, on ne sait pas où. Il a été question, un moment, de l’Australie...

Viendra, viendra pas ?

Pendant ce temps, une poignée de musiciens, à Saint-Étienne, s’échine à restituer la partition originale du Roi de Lahore. Contemplant les ruines du Grand-théâtre, il y a juste un an, Anne Bessand-Massenet et Jean-Louis Pichon (directeur de l’Esplanade), caressaient le projet de l’aménagement du Centre Massenet ici, à Saint-Étienne "Puisqu’il faut reconstruire l’Esplanade, autant en profiter pour concrétiser ce projet d’un Fonds Massenet, qui offrirait une dimension nouvelle à la biennale", déclarait alors Jean-Louis Pichon. Espoir du côté de l’héritière, et encouragements publics, lors de la conférence de presse du festival, du côté de la mairie.

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Une caricature de Massenet dessinée par Cham en 1848. (photo © collection Anne Bessand-Massenet)

Et alors ? Depuis cette rencontre d’octobre 1998, plus rien. Silence et immobilisme. Avec son franc-parler habituel, Anne Bessand-Massenet donne aujourd’hui sa propre interprétation de ce mutisme : "Je sens que ça va tomber à l’eau". En attendant, avec sa mère, ses chiens, son poney et son âne, elle fait visiter la maison à vendre, qu’elle ne veut plus entretenir dans l’hypothétique espoir d’un réveil des pouvoirs publics : "Je commence à en avoir vraiment marre."

Est-ce vraiment important ? Avec son conservatoire Massenet, sa Muse de Massenet, sa Place Massenet, son centre musical Massenet, avec aujourd’hui à la Grand’Croix l’école de musique Massenet (et il doit bien y en avoir d’autres dans le département), avec son théâtre Massenet (qui avait brûlé, tiens, lui aussi, il y a 70 ans), avec enfin son festival Massenet, on ne peut pas dire que Saint-Étienne ne fait rien pour Massenet. Elle pourrait faire la leçon à Égreville Et pleurer avec elle lorsque lettres, photos et partitions trouveront enfin l’acquéreur qui sait que Massenet compte parmi les compositeurs les plus marquants de sa génération.

En attendant, pendant vingt jours, et c’est déjà énorme, une formidable offrande au public, on va faire la fête à Jules, né à la Terrasse sans le faire exprès. Saint-Étienne va montrer à la France des mélomanes que, finalement, elle est la seule ville visitée par la famille à se souvenir que les Massenet sont passés par là.

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Le théâtre Massenet, haut lieu lyrique de la ville, a brûlé en 1928. Le nom du compositeur n’en a pas pour autant disparu du paysage culturel stéphanois.

Massenet en livres

Curieusement, Massenet semble tenir autant de place chez les libraires que chez les disquaires. Certes, les livres, actuellement disponibles, sur la vie du compositeur se comptent sur les doigts d’une seule main. Mais les œuvres au disque sont tout aussi rares. Pourtant, l’existence du musicien fut relativement banale, pas de quoi faire un best-seller. Alors que sa musique...

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Massenet à 14 ans, peint par son beau-frère, Paul Cavaillé. (Photo coll. particulière, © A. B.-M.)

C’est fou comme un personnage aussi simple que Jules Massenet peut engendrer des cascades de contradictions. À croire que personne ne sait comment se tenir devant cet artiste qui n’a pas attendu d’être mort pour être célèbre, et qu’on oublia dès qu’il cessa de vivre. Talentueux compositeur et pédagogue surdoué (il a initié à la musique 30 Prix de Rome !), époux et père de famille ordinaire, le musicien ne parvient à occuper trois pages du Dictionnaire de la musique que par l’abondance de son œuvre, non par ses péripéties existentielles.

Témoin de son temps, certes, mais ni plus ni moins que ses contemporains. Ami d’illustres artistes, d’accord. Mais il n’était pas le seul. Alors pourquoi ne se contente-t-il pas de ses trois pages de dictionnaire ?

Mes Souvenirs

À l’origine, on trouve le goût profond du compositeur pour la correspondance. C’était un bavard, Jules. Pas un jour sans une lettre. Cette manie épistolaire allait conduire Massenet à publier, l’année de sa mort, une autobiographie intitulée "Mes Souvenirs", et dédiée à ses petits-enfants. Le dernier coup de plume du vieux musicien malade à sa famille, belle image d’un patriarche, en 1912, qui, pour être musicien, n’en est pas moins respectable. On lit en Avant-propos que Massenet tenait un journal, au jour le jour, matière brute des Souvenirs. Mais on ne retrouva jamais le journal... Qu’importe, il fut admis que la correspondance quotidienne du musicien en tenait lieu.

Réédité aux éditions Plume en 1992, sous la direction du musicologue Gérard Condé (éminent spécialiste du compositeur), l’ouvrage de 350 pages comporte désormais nombre de notes et remarques tentant d’éclaircir les incohérences qui l’émaillent. Dès sa parution, le pavé était observé avec suspicion : Massenet en était-il vraiment l’auteur ? Condé répondit par l’affirmative. Bon. Mais Anne Bessand-Massenet dément : "J’ai lu les lettres de Massenet ; je connais bien son style, très léger, plein d’humour. Rien à voir avec le ton empesé et moralisateur des "Souvenirs". Quant aux descriptions d’Égreville, elles frisent parfois le ridicule. Elles ont été écrites par quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans cette maison ! Assurément, "Mes Souvenirs" est un ouvrage apocryphe."

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Si les « Souvenirs », en dépit de leurs origines douteuses, ont rencontré un large succès, le très sérieux (et crédible) « Massenet en son temps » risque de n’intéresser qu’une minorité de lecteurs.

Littérature stéphanoise

En 1962, à l’occasion du cinquantenaire de la mort du musicien, paraît un autre ouvrage : Hommage à Massenet. Un petit recueil de lettres, discours et témoignages, qui semble avoir été compilé précipitamment, dans un but bien difficile à définir. À l’évocation de ce livre, l’héritière de Massenet hausse les épaules : "J’attends qu’on m’apporte la preuve de l’authenticité des lettres publiées dans ce recueil." En 1997, l’éditeur forézien Claude Bussy a réédité ce fascicule.

L’association des Amis du vieux Saint-Étienne publie, dans son bulletin trimestriel, une étude sur "La Présence de Massenet à Saint-Étienne", en 1992. Là, on trouve une foule d’informations sur la famille du compositeur, situées dans le contexte économique de l’époque. Après avoir lu ces pages, on n’ignore plus rien sur "le far-west de l’industrie naissante" au XIXe siècle. Joliment écrit et apparemment fort bien documenté, ce bulletin ne prétend pas à l’exhaustivité quant à la vie du compositeur, mais préfère rendre à Saint-Étienne sa place dans le parcours de la "tribu" Massenet. Ce qui lui confère tout son attrait.

Enfin, à destination d’un public éclairé, viennent de paraître les actes du colloque organisé en 1992, à l’occasion du deuxième festival : "Massenet en son temps". Pourquoi avoir attendu sept ans pour les publier ? Patrick Gillis, musicologue réputé, chargé avec Gérard Condé de la coordination de ce colloque, décéda quelques mois après ce deuxième festival. Sept ans, c’est le temps qu’il fallut pour collecter, un à un, tous les textes. Parmi ceux-ci, certains paraissent austères, comme La Genèse d’Esclamonde ; mais d’autres donnent de soudaines envies de lecture, comme L’Élément érotique dans l’œuvre de Massenet (aurait-on cru ?) ou Massenet et le comique (là, on n’y croit pas, et pourtant...).

Encore des lettres

Pour clore ce tour d’horizon, deux autres ouvrages attendent de voir le jour. L’un est écrit par Anne Bessand-Massenet, d’après la correspondance (authentique, cette fois) du compositeur. Une biographie qui a trouvé son titre : Massenet en toutes lettres. Elle a même trouvé un éditeur. Restent à dénicher les fonds pour financer la publication de cet ouvrage. Après avoir tant donné à la mémoire de Massenet, son arrière petite-fille ne veut plus assumer seule la promotion de l’illustre aïeul : "Après tout, si personne ne veut donner un sou pour Massenet, c’est qu’il n’intéresse personne. Alors ce n’est pas la peine que je me fatigue."

Un autre projet est en cours : il s’agit d’un nouveau travail sur la correspondance du musicien, réalisé par le musicologue J.-Ch. Branger. À coup sûr, les lettres de Massenet n’auront plus aucun secret pour personne. Il ne restera alors qu’à découvrir sa musique. C’est pour cela que travaille, depuis dix ans, le festival Massenet.

Festival en scènes et en notes

Si la quatrième édition de la biennale Massenet s’était révélée un peu chiche -rigueur budgétaire oblige-, le public aura droit cette année à une programmation somptueuse. Il est vrai que, s’il avait eu lieu, comme prévu, en 1998, le festival Massenet aurait bénéficié des larges moyens accordés au trentième anniversaire de l’Esplanade. Partie remise et promesse tenue, 1999 hérite de l’intégralité du programme.

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Cyril Goujon et Hervé Cligniez, un duo que les Stéphanois connaissent bien, ont consacré un enregistrement à des œuvres d’élèves de Massenet.

Un opéra, des récitals, des concerts, des ballets, une exposition... Près de 10 manifestations sur 25 représentations, à partir du 7 novembre : c’est à une débauche de musique que le public est invité, pour découvrir Massenet et ses contemporains. Dans différents lieux de la ville, des musiciens iront à la rencontre du public, rompant avec l’habitude d’attendre le spectateur dans son théâtre...

L’incendie de l’Esplanade n’est pour rien dans cette démarche, déjà prévue, à une ou deux exceptions près, au programme de l’an dernier. Si l’on ne peut que saluer cette volonté d’ouverture, il sera néanmoins permis de douter de son succès populaire. L’ensemble des manifestations décentralisées aura lieu dans des restaurants chics ou des institutions où l’on n’a pas l’habitude de se promener en famille, comme les salons de la Préfecture ou l’École supérieure de commerce. Un brin élitiste, la décentralisation. Sauf si l’on considère l’auditorium du conservatoire Massenet, peuplé d’enfants, et qui affiche depuis longtemps sa volonté d’accueillir le plus large public. Et, bien sûr, le concert d’harmonie en centre ville. Il ne manquerait plus qu’il pleuve.

Quant à la programmation, elle réussit le tour de force d’allier qualité et éclectisme. Autour d’un seul thème, Massenet en son temps, les concerts abordent des genres musicaux si différents que chacun peut y trouver note à son oreille... Pour peu qu’on apprécie la musique du XIXe siècle.

Le Roi de la gloire

S’il était déjà connu et apprécié, Massenet n’a véritablement connu la gloire qu’à l’occasion de la représentation du Roi de Lahore. Dès lors, les scènes internationales et les plus grands honneurs lui furent réservés. On ne peut donc que s’étonner de l’oubli dans lequel tomba ensuite cet opéra, au point qu’il n’en existe plus aujourd’hui une seule partition intégrale. Le dernier enregistrement du Roi de Lahore, dirigé par Richard Bonynge, date de 1979, et pèche par de vastes coupures. Ce disque est cependant la seule trace sonore de l’œuvre.

Co-produite avec l’opéra de Bordeaux, il s’agira donc une véritable création, d’autant que la version présentée à Saint-Étienne résulte d’un long travail musicologique conduit par Patrick Fournillier. Devant les lacunes des partitions (partielles et morcelées) détenues par les éditeurs musicaux, le chef d’orchestre a exhumé l’original conservé à la bibliothèque nationale de France, pour la restituer dans son intégralité, utilisant les notes de Massenet afin d’ apporter quelques modifications mineures que le compositeur avait appelées de ses vœux. Serge Badol, corniste au Nouvel orchestre de Saint-…tienne, s’est chargé de l’édition de cette partition trop longtemps oubliée : le musicien dirige une petite entreprise d’édition musicale, installée à Saint-Genest-Malifaux, "Deux croches noire".

Le résultat sera sûrement à la hauteur du travail réalisé. Les maquettes des costumes de Frédéric Pineau sont délicieuses d’exotisme, et le public ligérien sait déjà combien les décors d’Alexandre Heyraud savent être majestueux. Mis en scène par Jean-Louis Pichon, dirigé par Patrick Fournillier, interprété par des solistes de renom soutenus par le Nouvel orchestre de Saint-Étienne, le chœur lyrique de Saint-Étienne et le chœur de l’opéra de Bordeaux, le Roi de Lahore sera incontestablement l’événement lyrique de la saison stéphanoise.

Le retour de Malandain

Avec deux ballets, Le Carillon et Le Cid, Thierry Malandain revient en terre ligérienne. Aujourd’hui directeur du centre chorégraphique national de Biarritz, le chorégraphe a dirigé pendant six ans la compagnie Temps présent, à l’Esplanade, où il était en résidence. Avec le ballet de Biarritz, il présentera son interprétation de deux pièces méconnues de Massenet, dont peu savent qu’il écrivait pour la danse tout aussi bien que pour l’opéra.. Le Carillon, légende en un acte, raconte une histoire amoureuse de village, où l’on découvre que l’œuvre de Massenet, mais oui, peut se révéler pleine d’humour. Quant au ballet du Cid, il suit la mode des contemporains du compositeur, avec une suite de danses traditionnelles que Malandain revisite avec l’inventivité dont il ne saurait se départir.

Festival des musiciens

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Roland Meillier interprétera des œuvres de Massenet et Debussy.

Qu’il s’agisse de musique de chambre ou de récitals, la programmation musicale laisse la part belle aux musiciens ligériens. On retrouvera le Nouvel orchestre de Saint-Étienne avec un concert dédié à Massenet et Franck, avec pour invité de marque le pianiste allemand François Wiegel. Un programme de musique de chambre, consacré aux contemporains de Massenet, permettra de découvrir l’orchestre instrumental du conservatoire Massenet, composé d’élèves et de professeurs, sous la baguette du directeur de l’établissement, Yves Giraudon. Le quintette lyonnais Le Concert impromptu entretient de riches relations avec le public stéphanois : il fut fondé par le clarinettiste Hervé Cligniez, professeur au conservatoire Massenet, qui se produira d’ailleurs en duo avec le pianiste stéphanois Cyril Goujon.

Autre pianiste très apprécié des mélomanes ligériens, Roland Meillier proposera un récital, tout comme Franck Villard, qui renoue avec le piano, lui que le public connaît surtout pour sa collaboration avec l’Esplanade, en tant que chef de chœur et assistant de Patrick Fournillier. Il accompagnera, à l’occasion du festival, la soprano Caroline Dumas. Enfin, l’organiste Jean-Luc Perrot, titulaire de l’orgue historique Callinet de l’église Notre-Dame à Saint-Étienne (sur lequel il réalisa un enregistrement remarqué), il accompagnera, sur l’orgue de la Grand’église, la très jeune soprano Marie Basson, qui vient juste de terminer de brillantes études de chant au conservatoire Massenet.

On ne peut que se réjouir de voir le festival accorder autant de place aux musiciens locaux, que le public a trop peu l’occasion de retrouver en concert. Et s’il s’agissait du signe avant-coureur d’une amplification du soutien des institutions culturelles aux artistes indépendants, toutes disciplines confondues ?

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