Le jardin de DB

Vous êtes ici : Accueil du site > > Musique > Ouverture brillante pour le (...)

Menu de navigation

Masquer la bannière
Afficher la bannière
 
 

Aux utilisateurs d'Internet Explorer 6,
Votre navigateur ne vous permet pas de bénéficier pleinement des fonctionnalités proposées par ce site. Si vous en avez la possibilité, je vous invite à télécharger gratuitement la dernière version d'Internet Explorer, ou mieux, Mozilla Firefox.

Publié le samedi 28 mars 1998 dans la rubrique :

Musique

Ouverture brillante pour le festival Cziffra

Mi-temps

À la fin du siècle dernier, Internet, c’était encore de la science-fiction. Lorsqu’on partait pour une "mondaine" [1], le seul moyen fiable pour transmettre son papier était de le dicter au téléphone, pendant l’entracte. Écrire tout en écoutant la première partie, essayer d’inventer la seconde partie sans prendre trop de risques, et téléphoner tout ça depuis la sacristie d’une église, à côté d’un fantôme de pianiste se préparant à entrer en scène, blême, au bord de la nausée. Le rassurer sur son nœud papillon. Faire semblant de ne pas voir ses mains trembler. C’est fou comme le trac vous bouzille l’image d’une star ; j’ai appris ça avec Philippe Guisiano.

Hier s’est déroulée la soirée d’ouverture du cinquième festival Geroges Cziffra, à l’église d’Unieux. Festival classique qui s’est ouvert devant un public enthousiaste, digne d’un concert de jazz. En première partie, deux frères, le pianiste Daniele Alberti et le violoniste Emmanuele. Le premier fougueux et expressif, le cadet plus réservé et plongé dans l’âme de son violon. Après une agréable entrée en matière, avec cinq pièces de Respighi, les frères italiens se sont lancés avec une élégance fougueuse dans une "Tzigane" de Ravel, une danse virtuose et capricieuse. Suivit César Frank, avec une Sonate en La majeur, romantique à souhait.

Les Alberti ont su admirablement chauffer une assistance prête à accueillir en deuxième partie Philippe Guisiano, jeune pianiste de vingt-cinq ans, déjà couvert de lauriers. À son répertoire, Chopin avec quatre Impromptus et quatre Scherzos, pièces de prédilection pour ce spécialiste du compositeur polonais qu’il interprète avec brio, alliant la maîtrise technique à un sens poétique des plus expressifs.

Cette première soirée promet de grands bonheurs musicaux aux spectateurs du festival qui pourront, ce soir dès 20 h 30, dans une église à l’acoustique remarquable, écouter un duo violoncelle-piano, avec Guillaume Martigné et Juliane Steinbach qui interpréteront des œuvres de Brahms, Popper, Paganini et Piazzola. Le pianiste Éric Astoul leur succédera avec des pièces de Beethoven, Chopin, Liszt et Brahms.

Notes

[1] Mondaine : ce terme désigne un papier qu’on doit envoyer le soir-même du spectacle, afin qu’il paraisse dès le lendemain matin. J’adorais les mondaines, cette pression, la nécessité d’écrire dans l’urgence. J’avais au moins aussi peur que les musiciens s’apprêtant à entrer en scène. Cet exercice nécessitait de très bien préparer le spectacle, et je me ruinais en achats de disques, pour connaître parfaitement les œuvres avant d’aller au concert.

Recommander : 
 

À vous d'écrire

 

Dans la même rubrique

Au hasard

Des articles...
Une photo...

Cliquez sur cette image pour accéder à l'article dans lequel elle est publiée.

Image extraite de l'article "Assises !"