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2 commentaires

Publié le samedi 10 mai 2008 dans la rubrique :

Musique

Français international

Osti d’cowboy, tabarnac !

Après vous avoir fait saigner des zoreilles avec Barbelivien et l’ineffable Renaud Siry, et même en vous ayant soignés avec une bonne dose d’Alain Chabat (pour les étourdis, il s’agit des vrais faux vrais), il faut bien que je me fasse pardonner. Avec de la vraie vraie musique et de l’authentique chanson.

Alors de l’authentique, du garanti, du pur, en voilà. Peut-être connaissez-vous déjà, mais si vous êtes francophone de la vieille France, ce n’est pas sûr. Moi, je suis tombée là-dessus au hasard d’un long voyage initiatique... euh, je me reprends. J’ai entendu ça par hasard, dans la Clio pourrie d’un gentil collègue (riez pas, j’ai des collègues gentils, c’est quand ils sont tout neufs, ils viennent d’arriver et ne sont pas encore abîmés — c’est après que ça se gâte ; celui-là a encore peu servi, me supporte de bonne grâce et accepte même de me traîner dans sa Clio. Profite, ma fille, profite...). Un gentil donc qui m’emmenait à la cantine. En sourdine, un CD tournait dans le lecteur idoine : des rythmes entraînants, vaguement country. J’ai commencé à me dandiner comme la cruche que je sais être, et le gentil a expliqué : « C’est un truc canadien ». Ah. Alors j’ai causé d’autre chose.

Quelques aiguillettes de poulet plus tard, sur la route du retour, le rythme country a laissé place à une intro instrumentale. Le son était bas, on n’entendait pas grand chose, mais assez pour que je tende l’oreille. J’ai dit que ça avait l’air plutôt pas mal. J’étais assez contente, en fait, d’arriver à écouter sans hurler de douleur un disque appartenant à un djeunz de moins de trente ans. Je me suis sentie, comment dire... moderne. Et en plus, il est vraiment très gentil, le collègue. Ça fait du bien de travailler avec un être humain normal, je vous assure, essayez, ça vaut le coup.

Donc mon pilote m’a prêté son disque. Il l’a rangé dans le boîtier d’un autre disque, faut pas se fier au nom écrit sur le couvercle, c’est pas le bon. Pas vraiment acheté, un peu emprunté le temps de passer par la Cnaf, le CD est aussi artisanal que son contenu est formidable. Le nom du groupe est écrit au feutre, et c’est carrément un nom qu’on donnerait pas à un orignal qu’aurait la gale.

C’est... comment dire. Canadien. Avec du violon, de l’accordéon, de la guitare électrique et de la guitare folk, une batterie, d’autres instruments aussi, des trompettes, un piano... Une sorte de mélange de musique folk et de rock, un peu trad, ça chante du nez et c’est vraiment bien. Moi qui n’ai pratiquement aucun repère dans la chanson française, ni même francophone, et qui ne connaîs comme chanteur canadien que Gilles Vigneault (non, la meuf qui brâme pendant que le Titanic coule, je connais pas), j’ai du mal à vous décrire. Parfois ça me fait penser à Renaud, quand il était chanteur, vous voyez, du temps d’Hexagone. Et puis parfois je pense plutôt à Brel. Ou alors, quand les textes sont jolis et ciselés, je verrais plutôt William Sheller. Et même, s’il y a des Nantais dans mon nombreux public, je me dis qu’il y a un truc qui rappelle les Jambons, ce groupe aussi déjanté que sublime et éphémère qui me permit jadis de découvrir le plus fascinant des instruments de musique. La contrebassine.

Bref, à la troisième chanson sur le CD pas encore complètement acheté, j’ai décidé de passer dès que possible à la Cnaf. Ou même de commander sur Internet, tiens, ça sert à quoi que j’aie le ouaibe, sinon ?

Alors du coup je vous en parle. Les Cowboys fringants, avouez que c’est pas un nom, ça. Et pourtant c’est un groupe, du Québec, qui tourne depuis une bonne dizaine d’années, pour qui les affaires marchent plutôt bien, si j’ai tout compris, et qui commence à faire son trou de notre côté de l’Atlantique.

À vrai dire, je n’ai pas encore eu le temps d’écouter les seize titres du disque. Mais j’en ai déjà assez écouté pour vous recommander de faire griller, vous aussi, votre carte bleue. Déjà, la musique est bonne. Le chanteur, Karl Tremblay, a une vraie voix. Et les textes sont émouvants, engagés, gouailleurs, provoquants, et toujours très bien écrits. Surtout quand on les comprend. Parce que l’accent canadien, faut s’habituer. Mais j’ai découvert qu’on s’y fait vite, finalement, surtout quand on a trouvé les paroles sur le site internet du groupe.

Pour que vous puissiez vous faire une idée, voici un très beau clip, celui d’une chanson que je trouve superbe (mais qui reste, qui reste dans la tête...).

Il y a d’autres jolies choses sur ce disque. La Reine, notamment. La vidéo sur YouTube n’est pas terrible, alors je vous en donne un petit extrait audio :

La Reine

Il y a aussi Huit secondes, Hannah...

Voilà... Allez visiter leur site, vous verrez que les Cowboys fringuants, sous leur nom rigolo, sont des gens qui réfléchissent. Et même si je ne suis pas du tout au fait des préoccupations qui taraudent le peuple québécois, il me semble que ces artistes réfléchissent bien. J’espère vraiment que vous partagerez ce coup de cœur !

Et allez, pour la route, un autre extrait :

Camping Ste-Germaine

DB_ah_ben_bien_sûr,_hein,_c’est_pas_Gilles_Gabriel ! ;-)

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Les Cowboys fringants
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Vos réactions

 
Osti d’cowboy, tabarnac !
12 mai 2008 16:00, par Pomme

Pas mal du tout DB !! J’aime beaucoup la musique québécoise, la vraie (pas la heu... j’veux dire... la heu... qu’a fait coulé le bateau... bon heu... bon...)

Il y a des bons, très bons. Tu parles de Gilles Vigneault,(le Renard), mais il y a aussi Robert Charlebois (le Lion) et l’un des pionniers, Félix Leclerc (le Loup) http://www.postedecoute.ca/catalogu...

Et puis : Plume Latraverse, Beau Dommage, Roch Voisine (« Hélène », « la légende Ochigeas »), Daniel Lavoie (« Ils s’aiment » succès des 90, je crois... bon, il est pas québéquois, mais du Manitoba)

C’est d’la maudite bonne musique qu’ils font eux autres

Pomme_qu’a_un_faible_pour_la_musique_francocanadienne_qu’ça_a_pas_d’bon_sens

Osti d’cowboy, tabarnac !
12 mai 2008 17:26, par DB du Jardin

Tiens, ça ne m’étonne pas, Pomme, que tu réagisses ici ! ;-) Et même, ça m’aurait beaucoup étonnée si tu n’avais rien dit. C’est vrai que ces québécois (d’après ce que je peux en juger, je connais vraiment très mal) ont quelque chose qui me touche, et qui, je suppose, touche tout pareil beaucoup d’autres gens : ils racontent des histoires, simples et vraies, et de temps en temps ça fait du bien. Et puis ce côté révolté, insolent et avec ce qu’il faut d’humour, ça rassure. Ce sont des gens qui rouspètent et qui le font bien.

Pour rester dans le registre, Freddy a trouvé un autre groupe avec une chanson intitulée « Dégénération ». À écouter en boucle... De toute façon après ça vrille le cerveau pendant des jours.

http://fr.youtube.com/watch?v=aU1Mf...

 

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