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Publié le lundi 28 juillet 2008 dans la rubrique :

Paysages

Le paradoxe de Mansonville

Vous connaissez la Lomagne ? Non ? Moi non plus. J’avais tout juste commencé à m’habituer au Lauragais quand je suis arrivée dans la maison du général, au milieu de ma plaine, longue, large, sans horizon. Pour tout repère, j’y ai, au lointain, deux petits panaches de vapeur blanche.

La Lomagne, c’est tout près, on y entre sans vraiment s’en apercevoir : le sol ondule peu à peu, et l’on finit par se retrouver parmi des vallons souples que les vignes et les moissons d’hier rythment de leurs lignes graphiques. C’est joli. J’ai l’impression de me retrouver quelque part du côté de Caraman. Dans les creux, de petits bois ; sur les pentes des collines, des prés, d’immenses cultures de tournesols, des carrés de vignes. Sur les sommets, la peau fraîchement tondue des champs de blé où ne restent plus que d’innombrables bottes de paille, jetées là comme une poignée de billes sur un lit défait.

Je regarde, je découvre. Je viens de traverser Lavit, je prends une petite route au hasard. Et soudain, je vois ceci :

Je trouve vite un endroit où me garer, et j’entre, sans effort mais par effraction quand même, dans le domaine du château du Bosc, appelé aussi château de Mauvaisin, bâtisse du XVIIe siècle en parfait état, et propriété complètement privée. Appareil photo en bandouillère, j’avance. Je cherche le meilleur angle pour vous montrer la cabane aperçue depuis la route. Je sais bien que vous aimez les cabanes.

Les tournesols, comme toutes les cultures cette année, sont en retard. Il a fait froid, il a plu, il a fait gris. Mais ceux-ci ont grandi sans souffrir du mauvais printemps. Ils sont plus hauts que moi, et d’ailleurs j’en ai rarement vu d’aussi grands. Je ne peux pas me glisser dans les rangs, les plantes serrées ne me laissent aucun passage pour m’approcher du pigeonnier. Puisqu’il s’agit d’un pigeonnier, perdu là, tout seul, au milieu de son champ, avec son architecture atypique. Mais la propriétaire des lieux, surgie de je ne sais où, me l’a affirmé : c’est bien un pigeonnier. Têtue, je continue à chercher le bon angle.

Je voudrais quand même vous ramener une jolie photo. Une image qui vous offrirait un peu d’évasion, des couleurs d’été. C’est difficile. J’arpente le verger qui domine le champ de tournesols, je reviens sur mes pas, la propriétaire m’observe ; elle est repartie, mais je sais qu’elle est là, tout près. Je suis une intruse, et je veux vous donner une belle photo. Que c’est compliqué... Celle-ci, peut-être ?

Je crois que j’y suis arrivée. Vous montrer la beauté de la Lomagne, tout près de Mansonville. Je ne suis pas allée dans le village, mais je dois absolument y retourner. J’ai vu quelques clichés sur internet qui laissent deviner le charme de ce petit bourg niché en pleine campagne, un coin du Sud-Ouest, aux confins de Tarn-et-Garonne, de Lot-et-Garonne et du Gers. Un tout petit bout de France.

Je devrai juste, comme aujourd’hui, trouver le bon angle : celui qui cache le paradoxe de Mansonville, échantillon de paradis perdu en pleine nature.

À trente kilomètres de là se dressent les cheminées de la centrale nucléaire de Golfech. Avec leurs 175 mètres de haut, ce sont les plus grandes d’Europe. Ce sont également les plus hauts édifices bâtis par l’homme de toute la région Midi-Pyrénées.

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