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5 commentaires

Publié le dimanche 6 mai 2007 dans la rubrique :

La Maison du général

La maison du général - 7

6 juin 2007

Tant que je n’habite pas à Dieupentale, je ne peux pas véritablement commencer mes recherches sur le général. J’en suis réduite à le traquer sur internet, sans grand succès. Je m’interroge sur la véracité de l’éloge gravé dans la plaque de marbre. Le brillant Jean Larroque est, de toute évidence, un parfait inconnu tombé dans l’oubli au moment même où il s’est effondré sur le quai de la gare.

L’un des habitants de Dieupentale anime un site internet ( [1]) dans lequel il a rassemblé une partie des archives municipales. J’y ai trouvé le texte d’un article de presse publié dans l’Indépendant à l’occasion des obsèques du militaire ( [2]). Un papier non dénué d’erreurs... La presse n’a-t-elle donc jamais été fiable ? Les inexactitudes rédigées par le correspondant ne me décourageront pas, cependant, d’aller au journal consulter les éditions parues sous la IIIe République afin d’en savoir plus sur les coups d’éclat du colonial.

Mort du général Larroque

L’Indépendant de Tarn-et-Garonne - édition du 7 janvier 1922

On a appris samedi, à Montauban, le décès subit de l’un de nos plus vaillants compatriotes de notre département, le général de brigade des troupes coloniales, Jean Larroque, mort brusquement, à peine âgé de 46 ans, dans son village natal, à Dieupentale (Tarn-et-Garonne).

Le général Larroque se préparait à rejoindre son nouveau poste à Saïgon, et il était venu avec Mme la générale Larroque passer quelques jours dans sa famille.

Samedi matin 31 décembre, Mme la générale et le général Larroque se disposaient à prendre le train pour Toulouse où ils devaient déjeuner chez des amis, lorsque brusquement, dans la gare même de Dieupentale, le général était frappé d’une congestion. Malgré les soins empressés qui lui furent immédiatement donnés, le général Larroque rendait le dernier soupir à 11 heures du matin.

Né à Dieupentale le 19 décembre 1875, le général Larroque fit ses études au collège de Castelsarrasin, puis au lycée de Tarbes. Il entrait à Saint-Cyr en 1894 et en 1896 il était nommé sous lieutenant au 9e de ligne, à Agen. Peu après il passe, sur sa demande, dans l’infanterie coloniale, et c’est dans cette arme qu’il réalisa la plus rapide et la plus brillante carrière militaire.

Après quelques années passées en Afrique Occidentale, où il appartient à l’état-major du général Audéoud, il fut, comme capitaine, puis comme chef de bataillon, le collaborateur du général Berdoulat (un de nos brillants compatriotes également) à la direction des troupes coloniales au ministère de la guerre.

C’est de là qu’il partit, en 1914, pour commander un régiment nouvellement formé à la tête duquel il fut fréquemment envoyé dans les postes difficiles d’attaque ou de résistance.

Blessé à plusieurs reprises, intoxiqué par les gaz, il fut toujours au premier rang, ce qui explique ces nominations successives. Lieutenant colonel le 2 juillet 1915 Colonel le 1er janvier 1917

Après l’armistice, il fit son entrée à Mayence, à la tête de la division Marchand, dont il commandait l’infanterie.

C’est de Mayence que M. le Ministre de la guerre le fit revenir pour le placer à la tête de la huitième direction (troupes coloniales) au ministère de la guerre, en décembre 1918. Promu général de brigade le 23 septembre 1919, il fut le plus jeune de nos généraux. II n’avait pas 44 ans.

II recevait la cravate de commandeur de la Légion d’honneur en janvier 1921.

Après un court passage à la tête de la brigade d’infanterie coloniale, à Paris, il venait d’être pourvu du haut commandement en Indo-Chine et il devait s’embarquer le 13 janvier courant.

Jeune encore, sa carrière ne pouvait, semble-t-il, que briller d’un nouvel éclat, et on saluait en lui l’un de nos futurs grands chefs militaires.

Mais la mort est venue impitoyablement faucher toutes ces espérances.

Partout où il était passé, le général Larroque avait su conquérir l’estime et l’affection de ses chefs comme de ses subordonnés. Chacun reconnaissait ses brillantes qualités d’intelligence, de labeur, auxquelles s’alliait une grande bonté et un grand loyalisme républicain. Il n’a connu partout que des amis et sa disparition sera vivement regrettée de tous.

Lundi, à 15 heures, ont eu lieu à Dieupentale les obsèques du général Jean Pierre Larroque.

Vivement émue par cette mort foudroyante d’un enfant du pays, dont elle était fière à juste titre, toute la population de Dieupentale et des communes environnantes avait tenu à apporter un hommage de sympathie et de regrets à la famille du défunt. Un cortège interminable a suivi le modeste corbillard, surmonté de quatre drapeaux tricolores, et conduit par quatre poilus, sur lequel reposait la dépouille mortelle du général. Les trois frères du général conduisaient le deuil. De belles couronnes avaient été offertes par les parents et les amis.

Autour du cercueil, on remarquait : MM. les généraux Berdoulat, gouverneur de Paris ; Young, directeur de la 8e direction (troupes coloniales au ministère de la guerre) ; Benoist, commandant le 1er corps d’armée coloniale ; Mazillier, des troupes coloniales ; Ferradini, commandant la 33e division d’infanterie, représentant le général de Lobit, commandant le 17e corps, empêché ; les colonels Dufour, commandant le groupe subdivisionnaire de Montauban ; Bouchez, du 10e dragons ; Pelloux, du 11e d’infanterie ; les commandants Gondalma, Garnal et Guy et le capitaine Camp, amis personnels du défunt ; le commandant Soum et le capitaine Pujol, de la compagnie de gendarmerie du Tarn-et-Garonne.

Nous remarquons aussi M. Flamens maire de Castelsarrasin ; Vergne, maire de Grisolles ; l’adjoint au maire et les conseillers municipaux de Dieupentale.

La Dépêche et l’Indépendant étaient représentés par M. I. Bonnafous.

Après la cérémonie religieuse à laquelle n’a pu assister, faute de place, la moitié de l’assistance, le cortège s’est rendu au cimetière.

Devant le caveau de famille plusieurs discours furent prononcés.

M. Clamens, adjoint au maire, au nom de la commune et du conseil municipal de Dieupentale, dit les regrets de la population devant la perte d’un enfant du pays aimé de tous et dont chacun était fier.

Puis, M. L. Boriaud, ingénieur de la traction à la Compagnie du Midi, ami d’enfance et d’études du général, prononça, au nom des amis personnels et de l’Association amicale des anciens élèves du collège de Castelsarrasin, dont le disparu fut un brillant élève, un éloquent éloge funèbre de son ancien condisciple.

Porte parole de l’armée coloniale et de la 8e direction du ministère de la guerre où il a succédé au général Larroque, le général Young retrace ensuite en termes élevés la belle carrière militaire de l’ami regretté. Il évoque sa belle attitude pendant la guerre, qui lui valut cinq citations des plus élogieuses et trois blessures. « Larroque était, dit-il, un chef intelligent, d’un beau tempérament et de grande volonté, un manieur d’hommes, un véritable chef. »

Ses qualités incomparables lui valurent d’être le plus jeune général de France, à 44 ans, et le plus jeune commandeur de la Légion d’honneur, à 45 ans. Malheureusement, les intoxications de gaz dont il fut atteint pendant la guerre devaient le conduire à cette fin prématurée, à l’heure où s’ouvraient devant lui les plus belles espérances.

M. le général Berdoulat vient dire enfin, en une improvisation vibrante d’émotion, un dernier adieu à celui qui fut son collaborateur et son ami.

Les larmes de toute la population, le ciel lui-même, triste et endeuillé, disent combien Larroque était aimé dans sa petite patrie, mais lui qui a été son chef et est devenu son grand ami, veut proclamer que Larroque fut toujours un homme de devoir, un grand cœur, qu’on ne saura jamais assez regretter. Fis de ses œuvres, il n’a jamais dû son avancement qu’à ses mérites personnel, qui l’imposaient à tous.

Larroque était aimé de ses chefs et de ses camarades ; il était adoré de ses soldats. Le général Berdoulat termine ainsi : « Tu peux dormir en paix, Jean Larroque, la Patrie te sera reconnaissante de ce que tu as fait pour elle. »

Et la foule se retire profondément impressionnée par cette émouvante cérémonie. Nous présentons à nouveau à la famille Larroque, si cruellement éprouvée, nos bien sympathiques condoléances.

Je pensais, en effectuant des recherches sur les noms des personnalités présentes lors de l’enterrement, en apprendre un peu plus sur la carrière de mon personnage. Peine perdue. Tout au plus ai-je appris que le général Berdoulat, autre militaire du Midi toulousain qui fait la fierté de son propre village, avait eu une carrière plus glorieuse, car beaucoup plus longue, que Jean Larroque.

Le peu d’informations que je parviens à collecter ne me conduisent qu’à me poser toujours plus de questions. Mon militaire, peu à peu, perd de son panache, mais se rachète en épaississant le mystère qui entoure sa courte vie.

Si je me fie à l’article du journal, il a commencé sa carrière sous les ordres du général Audéoud. Drôle de personnage. Ce militaire a donné son nom à une rue de Toulon, et a laissé un souvenir déplorable en Côte d’Ivoire. Voici ce que l’on dit de lui sur le site réalisé à l’occasion du centenaire du palais de Koulouba, au Mali :

1898 : le colonel, puis général Audéoud : poursuit la conquête, organise la colonne de Sikasso, assiège la capitale du Kénédougou, Sikasso, du 15 avril au 1er mai 1898 avec 3 679 hommes, 8 canons des plus gros calibres, prend Sikasso après une lutte acharnée de 16 jours de combats ininterrompus, d’attaques et de contre-attaques.

Dans les ruines de sa capitale, le Fama Babemba TRAORE se tue pour ne pas tomber vivant aux mains de l’ennemi.

Audéoud organise la campagne finale contre Samory en Haute Côte d’Ivoire, mobilise trois colonnes totalisant 8 200 hommes dont 360 Blancs, crée un déficit budgétaire de 2 230 000 francs que le budget du Soudan ne pourra pas résorber et qui sera une des causes essentielles de la dislocation du Soudan le 17 octobre 1899 et le partage de ses 3 500 000 km² entre les colonies côtières.

Audéoud, s’il a été le premier chef de Jean Larroque, l’a probablement fortement influencé. Je me mets à craindre que mon général ait été un incapable... d’autant que, à la même époque exactement, sévissait la terrible colonne Voulet-Chanoine, qui sema sous la conduite de deux officiers saisis de folie meurtrière la terreur, le meurtre et l’infamie ( [3]). Jean Larroque a-t-il participé aux massacres perpétrés lors de cette expédition que Paris s’appliqua à étouffer ? A-t-il commis ces crimes ? Le bananier de Dieupentale pousse-t-il sur le sang des Africains abattus comme du bétail, le perron de pierre taillée a-t-il été payé avec la solde d’un meurtrier ?

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Ainsi on alignait les têtes "comme à l’exercice" (photo DR).

Pour comprendre dans quel état d’esprit se déroulait, à la fin du XIXe siècle, la colonisation africaine, je lis des textes publiés à l’époque. Le fonds numérique de la Bibliothèque nationale de France (  [4] ) me permet d’accéder à des ouvrages que je parcours avec avidité. Il s’agit de livres écrits par des coloniaux dont il est évident qu’ils ont été saisis de passion par l’Afrique, une terre extrême à laquelle ils ont voué leur vie. L’un d’eux, Maurice Delafosse, s’éprit de l’Afrique et de ses peuples, avec lesquels il a noué des relations si riches et respectueuses qu’il finit par se sentir aussi « indigène » que les indigènes eux-mêmes. Je suis également tombée sur un mémoire de maîtrise d’histoire ( [5]), étudiant le courrier d’Henri Gaden, un colonial qui se passionna tant pour les cultures africaines qu’il publia un nombre conséquent de dictionnaires et d’ouvrages visant à faire reconnaître et respecter les cultures des peuples qu’il avait contribué à coloniser.

Je prends la mesure du travail qui m’attend, si je veux comprendre dans toute sa complexité, ses contrastes et ses enjeux, la colonisation à laquelle a participé Jean Larroque. Faire œuvre d’historien, n’est-ce pas un projet trop ambitieux pour la journaliste ratée que je suis ? Serai-je au moins capable de considérer les découvertes que je ferai avec le recul nécessaire, et de les interpréter avec justesse ? Si j’apprends que mon général est une brute, accepterai-je de laisser mon bureau installé sur son carrelage ? Ne serai-je pas tentée de déboulonner la plaque de marbre ? Ne prendrai-je pas sa maison en grippe ?

Lors d’un débat organisé dans une librairie toulousaine, à l’occasion de la parution d’un Dictionnaire de la colonisation française ( [6]), j’ai rencontré quatre historiennes, dont l’une a publié une édition critique du courrier d’un autre colonial, contemporain du mien. Parce que chacune a « son » général. Chacune s’est lancée dans la découverte des détails de vies éteintes depuis longtemps, nourrissant l’espoir de ramener au premier rang de l’Histoire un personnage capital qui n’aurait pas connu la postérité méritée. Nous nous sommes amusées de cette innocente rivalité : « Mon général à moi est allé ici et là... » « Le mien fut le plus jeune de France. » L’historienne crut bon de me mettre en garde : « Je ne veux pas porter atteinte à votre enthousiasme, j’ai été moi-même très enthousiaste. Mais il y a eu beaucoup de jeunes et brillants généraux... » Piquée au vif, j’ai rétorqué que le mien avait été « plus jeune commandeur de la Légion d’honneur ». Ce petit jeu me permit néanmoins de constater que de « vrais » historiens pouvaient, sans l’ombre d’une hésitation, et sans marquer la moindre condescendance à mon égard, s’intéresser à mon histoire, me poser des questions, et prodiguer des conseils pour m’aider à progresser dans ma recherche. Un peu de baume pour mon pauvre esprit qui tentait, à l’issue de la conférence, d’admettre que je ne savais rien. Strictement rien.

Il me faudra progresser à tout petits pas. Internet et ses moteurs de recherche, pour l’heure, ne me sont pas d’un grand secours. Lorsque j’ai recherché le nom de l’un des colonels présents aux funérailles de Jean Larroque, je suis tombée sur des dizaines de pages portant sur un homonyme... l’un des héros de la série américaine Agence tous risques. C’est à désespérer.

Je n’ai qu’une seule certitude, pour l’heure : le général a gagné ses galons lors de la Première Guerre mondiale, et non sur les terres africaines. Cela me rassure un peu. Les officiers mouraient beaucoup sur le front, et il fallait les remplacer : Jean Larroque sut probablement se distinguer sans se faire tuer, quoique les gaz de combat aient eu raison de lui, au final. Au moins mon militaire ne s’est-il pas illustré en faisant preuve de trop de zèle en Afrique Occidentale Française.

J’ai cru avoir retrouvé sa trace dans les archives disponibles en ligne du 13e régiment de Dragons : en 1915, il était dirigé par un colonel Larroque, mais il s’agissait d’un homonyme. En revanche, j’ai appris qu’il avait été à la tête du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, créé en août 1914, placé sous le commandement du colonel Larroque jusqu’en 1916. Le régiment reçut cette année-là la Légion d’honneur pour avoir pris le fort de Douaumont. Mais les valeureux Tirailleurs avaient obtenu ce titre de gloire sous les ordres du successeur de l’enfant de Dieupentale. Bon sang, je ne sais rien non plus sur la Grande Guerre. Je réalise simplement que le nom de Jean Larroque est terriblement répandu. Entre 1891 et 1915, plus de mille Larroque sont nés en France, la plupart dans le Sud-Ouest, et notamment dans les départements du Tarn et de Tarn-et-Garonne. Après que son prestige a perdu un peu de son éclat, voilà que c’est au tour de sa singularité. Au moins reste-t-il particulier par la précocité de sa carrière. De Gaulle fut bien plus lent à monter en grade. Quant à Pétain, il ne se distingua qu’au terme de sa carrière. Mon plus jeune général de France ne fut « battu » que par une petite poignée d’officiers, dont Jacques Chaban-Delmas, qui fut nommé général à l’âge de 29 ans, en 1944. J’ai même trouvé un militaire qui s’attribua le titre de « plus jeune », un membre de l’armée de l’Air qui obtint les fameux galons en 1981 à l’âge de 45 ans. Jean Larroque figure donc à un panthéon, c’est déjà ça, je sais que cette information-là, parmi celles figurant sur la plaque de marbre, n’est pas usurpée.

Pour l’instant, je devrai en rester là. Ce n’est que lorsque j’aurai emménagé à Dieupentale que je pourrai aller consulter les registres d’état civil de la mairie. J’espère que l’accès à ces documents me sera accordé. Ensuite seulement, je pourrai m’adresser au service historique des Armées pour demander à consulter son dossier militaire. Seul ce document me permettra enfin de retracer la carrière de mon colonial. Si l’intégralité de son dossier est bien conservée là, à Vincennes, où il faudra probablement que je me rende en personne... Les archives portant sur l’ex-AOF sont conservées à Dakar... Quant à celles de Saint-Cyr, elles sont en Bretagne. Je commence, tout doucement, sans en avoir l’air, à parler de congés sabbatiques à mon compagnon, qui feint de ne pas entendre.

Et pour achever de multiplier les interrogations qui fleurissent à n’en pas finir autour de la vie du général Larroque, un curieux e-mail m’est parvenu, voici une dizaine de jours, envoyé par une dame déclarant avoir trouvé sur un site d’enchères en ligne une armoire ayant appartenu à mon militaire. La dame pensait que j’étais propriétaire du meuble, et souhaitait que je prenne contact avec elle. Perplexe, je me suis demandé s’il s’agissait là d’un canular. Mais j’ai trouvé l’annonce concertant cette armoire, illustrée de photos ; la description précisait que l’armoire était « dans la maison familiale du général Larroque ». À mon tour, j’ai voulu entrer en contact direct avec le vendeur. Le carrelage, sur les photos, semblait contemporain de celui ornant la maison de Dieupentale. Peut-être s’agissait-il d’un descendant qui avait en sa possession des lettres, des photos ?

Fébrile, j’ai écrit à l’annonceur, lui expliquant ma démarche. Je n’ai reçu qu’une réponse générée automatiquement, précisant les conditions de vente et de livraison de l’armoire, et le lieu où se trouvait le meuble : à Valencia, en Espagne... Impossible de converser avec le vendeur, qui se protège derrière une adresse mail anonyme et qui ne lit pas le courrier que je lui adresse. « Son » général est-il un homonyme du mien ? Qu’aurait fait « mon » Larroque à Valence ? Pourquoi y aurait-il possédé une maison ? S’agit-il de l’un de ses frères, d’un cousin proche ou d’un autre général, espagnol celui-là, et qui pas plus que le mien n’aura laissé de traces dans l’Histoire, puisque mes recherches sur ce thème n’aboutissent à rien sur internet ?

Quand donc la vente de cette maison va-t-elle être conclue, que j’en finisse avec ces foules de questions qui n’obtiennent aucune réponse ?

Notes

[1] Le site consacré au village de Dieupentale

[2] L’article de presse relatant les funérailles du général Larroque

[3] Un texte détaillant les forfaits commis par la colonne Voulet-Chanoine

[4] Gallica, ressources en ligne de la Bibliothèque nationale de France

[5] Le texte intégral du mémoire rédigé par Fabrice Métayer, étudiant en maîtrise d’histoire, consacré à la correspondance du colonial Henri Gaden

[6] La page du site de la librairie Ombres blanches consacrée à la rencontre autour du Dictionnaire de la colonisation française

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Vos réactions

 
La maison du général - 7
7 mai 2007 22:16, par Julien

Toujours si sympa de te lire

Pour le parquet je ne sais pas si vous y avez pensez (je pense que si...), mais moi j’avais trouvé mon bonheur non pas dans un magasin de « déco » (pourtant j’en avais fait un paquet... ) mais dans un magasin de « bricolage », où parmi les matériaux aussi divers d’apparence qu’obscurs d’utilisation, j’avais trouvé (à ma grande surprise, en fait je m’étais perdu dans le magasin... ) du parquet, du vrai en vrai bois, avec des noeuds, une vraie épaisseur, solide... du parquet quoi. Mais brut par contre (donc à traiter/teinter selon les gôuts...). En tous cas ca avait bien plus de gueule que les parquets « prets à poser » qu’on trouve partout...

La maison du général - 7
7 mai 2007 22:17, par Julien

Et effectivement contacter les armées me semble le plus logique à faire. Par contre une fois de plus tu risque de devoir patienter, ca peut parfois durer très longtemps pour obtenir l’autorisation de consulter des archives militaires...

Bon courage en tous cas

La maison du général - 7
7 mai 2007 22:18, par DB du Jardin

Julien a écrit :

Pour le parquet je ne sais pas si vous y avez pensez (je pense que si...), mais moi j’avais trouvé mon bonheur non pas dans un magasin de « déco » (pourtant j’en avais fait un paquet... ) mais dans un magasin de « bricolage »,(...)

Bah oui, on a fait les BricoLeroyRama, et aussi et surtout les fournisseurs de matériaux (PointP... à ne pas confondre avec un autre qu’a rien à voir ). Il y a effectivement des bottes de parquet à clouer ou à coller, du vrai parquet en effet, mais qui ne peut se poser qu’à l’anglaise. Si on veut autre chose que cette seule méthode de pose, c’est du sur commande.

On avait refait entièrement la maison qu’on habitait près de Saint-Étienne. Au départ, il y avait trois murs et la moitié du toit. Et il y a 15-20 ans, quand on cherchait de la peinture, du parquet, une fenêtre, on trouvait ce qu’on cherchait. Maintenant, on a de la peinture qui ne se passe pas au rouleau, du parquet en plastique, des fenêtres en plastique aussi. Si on veut des trucs « normaux », faut commander et payer beaucoup plus cher. Et il faut surtout tomber sur un vendeur qui soit assez antique pour savoir qu’en des temps immémoriaux les fenêtres étaient en bois !

DB_ki_va_se_faire_un_sol_en_terre_battue_et_des_murs_en_bouse_de_zébu

La maison du général - 7
7 mai 2007 22:19, par Julien

Citation :

DB_ki_va_se_faire_un_sol_en_terre_battue_et_des_murs_en_bouse_de_zébu

Je te conseillerai alors aussi le chaume pour le toit, histoire de rester gaulois

Et puisque l’époque est aux économies d’énergies, tu pourrai enterrer à moitié ta maison, pour profiter de l’inertie thermique de la terre, et prévoir un trou dans le mur pour conserver l’eau au frais

La maison du général - 7
7 mai 2007 22:20, par Umanimo

Julien a écrit :

Citation :

DB_ki_va_se_faire_un_sol_en_terre_battue_et_des_murs_en_bouse_de_zébu

Je te conseillerai alors aussi le chaume pour le toit, histoire de rester gaulois

Et puisque l’époque est aux économies d’énergies, tu pourrai enterrer à moitié ta maison, pour profiter de l’inertie thermique de la terre, et prévoir un trou dans le mur pour conserver l’eau au frais

On sent l’historien !

Pour ton sol, tu as peut-être intérêt à aller jusqu’à une plus grande ville (Bordeaux ?). Certes, il y a le voyage (ça peut devenir un voyage d’agrément), mais pourquoi pas. Par contre, si tu ne trouves pas tout de suite (genre, il faut commander), ça risque de te coûter cher.

Ot’ chose : les artisans faisant encore de la vraie terre cuite. Sais pas si ça existe par là bas. Inconvenient : ça risque d’être cher aussi.

Et le site dont je t’ai donné le lien, ils font pas la livraison ? Mais cher aussi probablement.

Bref, on n’en sort pas. Si tu veux qq chose sortant de l’ordinaire actuel, faut les aligner.

Faudrait que je regarde ce qu’on trouve à Marseille.

Pour le mien de sol, j’avais trouvé un carreau italien, grès émaillé, façon terre cuite. Certe, c’est de la « fausse terre cuite », mais le rendu est plutôt bien. Certaines personnes s’y laissent prendre d’ailleurs.

Autre solution : faire toi même tes carreaux en terre cuite Tu trouveras bien un four qq part.

UMA_qui_essaye_de_trouver_une_solution_pour_le_carrelage_de_son_amie_D B

 

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