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1 commentaire

Publié le mardi 11 mars 2008 dans la rubrique :

Musique

Pierre Brunet

Java du pendu en balade

Deuxième chanson du disque de Pierre Brunet : Java du pendu en balade ou Ballade du pendu en java. Ce titre est celui dont j’ai gardé le souvenir le plus fidèle ; il est vrai que cette chanson raconte une histoire, plus facile à appréhender pour la gamine que j’étais lorsque j’écoutais ce disque. Je ne connaissais pas alors la Ballade des pendus de Villon, prière sinistre dont Brunet a choisi de ne garder que les corbeaux ! ;-)

Pierre Brunet
Java du pendu en balade

Java du pendu en balade
ou ballade du pendu en java

Un jour où j’en avais marre
Du gibet de Montfaucon
Et de ses tristes perchoirs
Où des corbeaux ignares
Vous prennent pour du mouron,
Je suis parti bien tranquille,
En emportant sur mon dos
Ma corde, à toute fin utile
Afin de la vendre en ville
À deux tunes le morceau.

Je suis un pendu en balade
Au monde des décrochés,
Je poursuis ma promenade,
D’un air détaché.

En passant près du cimetière,
J’entendis un faible bruit :
Une fille aux yeux pervers,
Tombée dans la rivière,
S’y noyait sans un cri.
N’écoutant que mon courage,
Ma corde je lui jetai,
Sans attendre davantage,
La hissai sur la plage
Prévue à cet effet.

Je suis un pendu en balade
Qui venait de décrocher
La médaille du sauvetage
D’un air détaché.

À peine reprit-elle ses sens
Que je repris aussi les miens,
Et ce fut, en l’occurrence,
Un peu à contre-sens
Qu’elle m’offrit les siens.
Mais à l’aube le cher ange
Soudain me demanda pourquoi
J’avais cette face exsangue,
Je tirais toujours la langue,
Et j’avais les pieds froids.

Je suis un pendu en balade
Qui venait de décrocher,
De décrocher la timbale,
D’un air détaché.

Comme je lui contai la chose,
Au cou elle m’a sauté.
Je n’aime pas ça, et pour cause,
Mais cependant je n’os-
Ai pas la contrarier.
D’autant que, sans une parole,
Elle avait saisi le lien
Qui me pendouillait au col,
Ivre d’une envie folle,
Elle tirait à deux mains.

Je suis un pendu en balade
Qui tentait de décocher,
De décocher des ruades,
D’un air détaché.

Soudain, le cœur en désordre,
En un éclair j’avisai
Que c’était seulement ma corde
De miséricorde que la garce guignait.
L’amour de cette inhumaine
N’était que superstition,
Aussitôt sans perdre haleine,
Je revins, l’âme en peine,
Me pendre à Montfaucon.

Je suis un pendu en balade,
Que l’amour a raccroché.
J’ai fini ma promenade
Pour l’éternité,
J’ai fini ma sérénade
Pour l’éternité.

Post-scriptum

Pour lire les autres billets que j’ai écrits au sujet de Pierre Brunet, consultez le bloc « Sur le même thème », en haut de la colonne de droite.

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Vos réactions

 
Java du pendu en balade
31 mai 2009 14:00, par dgiova

Bonjour ! J’avais le disque, je l’ai prété, jamais revenu.... Y’a t-il moyen de me faire parvenir un lien download ??? (c’est au moment où Pierre est parti que la veuve et les enfants avaient besoin de fonds... maintenant, on peut bien partager sans dire qu’on spolie les héritiers non ?) Merci Marie

 

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