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Publié le mercredi 23 juillet 2003 dans la rubrique :

Le p’tit journal du Cantal

J’peux pas venir, j’peux pas t’appeler, alors j’te mail !

C’est bien ce que je disais. Le Cantal est une terre de paradoxes. C’est peut-être vrai pour toutes les régions ; ça l’est sûrement, d’ailleurs. Mais ici, où il y a si peu de monde, où il y a si peu de tout, les choses prennent une dimension différente. Ici où tout généralement est si calme, deux événements vont se dérouler simultanément en septembre. Et vont exprimer de façon caricaturale les contradictions qui déchirent le département.

Vous êtes au courant : en septembre, le Cantal n’aura plus de train de nuit. Même si la mobilisation est forte, pour l’instant, rien ne permet de dire que la SNCF va revenir sur sa décision. Vous savez aussi qu’en matière de téléphonie mobile, un grand plan national de couverture des zones blanches devrait être mis en œuvre d’ici quelques années ; mais le Cantal restera probablement inégalement desservi.

Et voilà qu’au moment même où le train sifflera pour la dernière fois, d’autres sifflement vont se faire entendre : ceux des modems à Saint-Mamet-la-Salvetat. C’est là que, pour la première fois en France, le haut-débit par voie hertzienne va être expérimenté. Le Wifi, technologie à la mode et à laquelle bien peu peuvent accéder, sera dans tous les foyers de cette petite commune de la Châtaigneraie.

C’est quand même étrange, cette concomitance. D’un côté on ne peut plus sortir du département si on a envie d’y revenir rapidement, et de l’autre on peut converser avec la terre entière à un débit, paraît-il, dix fois plus rapide que l’ADSL tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le problème, quand même, c’est que ce ne sont pas forcément les gens qui voulaient prendre le train qui surfent sur le Net. Quand on connaît la moyenne d’âge des habitants du département, on se rend vite compte que cette expérimentation "pilote" va être bigrement confidentielle.

Et d’abord, pourquoi à Saint-Mamet ? Pourquoi pas à Aurillac, où il y a plus de monde, ou à Polminhac, où j’aurais bien voulu tenter l’expérience ? Parce que d’une part, Aurillac dispose déjà de l’ADSL, et que d’autre part, Saint-Mamet héberge un très grand groupe de l’industrie agro-alimentaire. C’est là, notamment, qu’on fabrique le fromage "Saint-Mamet", vous savez, celui de la pub... Voilà. En fait, il y a là une grosse boîte isolée de tout, au plus près de ses fournisseurs certes, mais très très loin de tout le reste. Lui offrir le Wifi n’est probablement pas innocent.

Si cette expérience constitue une première en France, elle n’est pas vraiment nouvelle dans le département. En effet, tout à l’autre bout du Cantal, le collège d’Allanche est déjà équipé depuis environ un an, pour la connection des ordinateurs du dispositif "Cybercantal" (en gros, des ordinateurs mis à la disposition du public et installés dans les écoles, collèges et mairies). Mais là aussi, derrière l’annonce d’un "désenclavement numérique" et d’une volonté de faire bénéficier les collèges des dernières technologies, on trouve une énorme entreprise. Pas très loin d’Allanche, à Ydes, qui trouve-t-on ? Lapeyre. Rien que ça. Pas une petite boîte de sous-traitance, non, la maison mère. Il est vrai qu’Ydes n’est pas encore équipée pour communiquer par le biais des ondes radio. Mais c’est prévu, et c’est pour ça qu’on a mis des antennes sur le collège d’Allanche. Quoi qu’on en dise.

Du coup, dans le Cantal, on ne peut pas vraiment voyager, on peut tout juste téléphoner avec son portable, je peux témoigner du fait que les connexions Internet "normal", c’est-à-dire avec un bon vieux modem 56K, sont extrêmement laborieuses, mais par contre, d’ici quelques semaines, on pourra commencer à user des connexions illimitées et des communications ultra-rapides. Et si l’expérience de Saint-Mamet est concluante, tout le département devrait assez rapidement être équipé en Wifi.

Et moi, si vous ne voulez toujours pas m’embaucher, et si je dois, bien malgré moi, rester dans ce beau pays vert, je vais déménager à Saint-Mamet. Pas la patience d’attendre que les ondes radio arrosent ma vallée. Et besoin de calme : mon voisin (pas Hugolin, l’autre) a acheté un coq. Qui chante, très mal, à longueur de journée. Avouez que si on habite dans le "pays des grands espaces", c’est pas pour se retrouver avec la basse-cour d’un autre sous sa fenêtre, non ?

En bref

CALME PLAT

Lundi soir, j’ai bien vérifié la fixation de mes volets. J’ai verrouillé la porte du garage, j’ai fermé toutes les fenêtres, même la petite du couloir, ainsi que toutes les portes. Alors qu’il faisait si chaud, malgré l’heure tardive. J’ai fait le tour de la maison avant d’aller me coucher. Météo France nous avait pondu un bulletin d’alerte de niveau 3 pour la nuit. Les orages, en montagne, ça peut être très violent. Et la nuit précédente, on en avait déjà eu un aperçu, vers trois heures du matin, avec un vent à écorner les bœufs, des grêlons gros comme ça et des trombes d’eau. C’est bien simple, au matin, les gamelles des chiens étaient pratiquement pleines d’eau. Mais là, rien. Même pas un éclair. Hier matin, tout était sec, même pas une gouttelette de rosée. C’était bien la peine que je crève de chaud toute la nuit, alors.

UN STÉPHANOIS À L’AFCA !

L’association football club aurillacois voit ses effectifs quelque peu remaniés. Ils m’ont quand même bien énervé, la saison passée, les "afécistes", quand ils ont battu Saint-Étienne ; on aurait dit qu’ils avaient gagné la Coupe du monde.
Pour la saison à venir, une bonne nouvelle : l’AFCA change de poule, et rencontrera des adversaires plutôt musclés. Mais pas les Verts. Comme ça, s’ils gagnent, mes collègues ne me rebattront pas les oreilles avec des gentillesses du genre "L’ASSE c’est foutu". Autre bonne nouvelle, parmi les quatre nouvelles recrues du club, voici Yasine Kernou, plutôt mignon, 1,79 m pour 75 kg de muscles, né en 1978 à Saint-Étienne. De quoi remonter le niveau de l’AFCA, c’est sûr !


L’image de la semaine

Il est pas beau mon village ?

Vous voyez, là, c’est Polminhac, une très jolie maison sur la place devant la fontaine (non, c’est pas chez moi !). En plein eacute ;té. Une place déserte, personne à l’horizon. A Vic-sur-Cère, c’est à peine mieux. Quant à Aurillac, je n’ai pas osé vous montrer, c’est déprimant. Dans un département qui mise tout sur le tourisme, n’y a-t-il pas des questions à se poser ? (Photo Dominique Bardel)

Le lien de la semaine

Cette semaine, je pense aux gourmands. Aux fondus de fromage, à ceux qui, quand ils entendent le mot "Cantal", se mettent à saliver, et imaginent une belle tomme dorée, à la peau granuleuse à souhait, au parfum enivrant... Sur le site de l’interprofession fromagère du Cantal, ces gourmets qui ne pensent pas assez à leur taux de cholestérol pourront découvrir tous les secrets des deux AOC emblématiques du département : cantal et salers. Avec les photos somptueuses de Pierre Soissons, le photographe "officiel" du département.

Allez, visitez et prenez des kilos !

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