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Publié le vendredi 30 juin 2000 dans la rubrique :

Mon press-book

Enseignement supérieur

Inscriptions au chronomètre

Le Bac dans le département de la Loire : et après ?

Voici un beau marronnier, auquel personne n’échappe. Au mois de juin, quand on n’a rien à dire et qu’il ne se passe rien, la rédaction peut même décider d’en faire un dossier. Toujours utile, néanmoins, pour quelques élèves encore indécis. Voici deux textes que j’ai rédigés dans le cadre de ce dossier, qui comportait une dizaine de textes. L’enjeu : ne pas répéter ce qu’on a dit l’année précédente, mais donner quand même les informations indispensables.

Trop occupés à préparer les examens, trop confiants ou négligents... Malgré les nombreuses informations qui leur ont été données en cours d’année, il reste encore des élèves qui ne se sont pas préoccupés de leurs inscriptions à l’université ou dans les écoles d’enseignement supérieur. Que ces retardataires se rassurent : pour certaines filières, il n’est pas encore trop tard.

Tout a été fait pour que les élèves de terminale disposent des informations nécessaires pour la poursuite de leurs études. En décembre, chacun a reçu une brochure de l’Onisep : "Après le bac". Les filières de l’académie de Lyon, les dates d’inscription, les adresses... Tout a été prévu pour que chacun trouve l’information qui lui est utile. Mais bon, en décembre, une brochure, ça se perd, ça s’oublie. En avril, le Service commun universitaire d’information et d’orientation (SCUIO) édite donc un numéro "spécial inscriptions" de son "Echo des amphis", distribué, lui aussi, à tous les lycéens des classes terminales. A Pâques, cet opus prend parfois le même chemin que le guide de l’Onisep. Fort heureusement, la plupart des élèves se conforment avec application aux procédures, et s’empressent d’adresser leurs dossiers aux écoles de leur choix. Mais d’autres, encore indécis, ou découragés par l’abondance d’information, attendent, tergiversent et finalement se trouvent hors délai. Les conseillers des différents Centres d’information et d’orientation (CIO) le savent bien, et sont habitués à aider les étourdis à boucler leurs dossiers, vite, vite, après la date fatidique.

Mais la meilleure volonté du monde ne peut faire de miracles. Les filières dont le taux d’encombrement (rapport entre le nombre de candidats et le nombre de places disponibles) est particulièrement élevé ont clos les inscriptions depuis longtemps... et définitivement. Aussi, nul espoir n’est permis du côté des sports (le fameux Deug Staps - Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Les filières sociales sont également très embouteillées, ainsi que les filières scientifiques longues.

Le public, c’est fini

Globalement, toutes les formations offertes par les établissements publics ont terminé leurs recrutements.

L’Université Jean-Monnet reçoit les dernières pré-inscriptions le 30 juin pour l’ensemble des Deugs, sauf pour les Staps et les Arts plastiques (clôture le 31 mai). Les IUT de Saint-Etienne et de Roanne examineront les dossiers parvenus après le 5 mai lors d’une deuxième session, en septembre. Dans l’académie de Lyon, hormis les formations que nous venons de citer, rares sont les filières à accepter encore de nouvelles candidatures. Cependant, tout n’est pas perdu. En effet, tous les candidats admis ne se présentent pas à la rentrée de septembre. Ainsi, quelques places se libèrent au dernier moment. Il est dont très judicieux de garder le contact avec le CIO, afin d’être informé au plus vite des désistements.

Reste le privé

En revanche, les établissements privés se montrent beaucoup plus souples. La plupart acceptent les candidatures jusqu’à fin juillet, voire jusqu’en septembre. Attention, cependant. Certaines grandes écoles, comme l’ESC (Ecole supérieure de commerce), affichent déjà complet, ou presque. Pour s’inscrire, il faut faire vite : les épreuves de sélection se dérouleront le 5 juillet. Qu’ils soient sous contrat (les enseignants sont rémunérés par l’Education nationale) ou non, les établissements privés, pour lesquels les coûts sont très supérieurs à ceux du secteur public, ne subissent pas l’assaut massif des nouveaux bacheliers, contrairement à l’université. Il y règne donc une certaine sérénité, que l’on retrouve dans les propos des responsables des recrutements. "Même si nous recevons un dossier après la date limite d’inscription, nous essayons de trouver une solution pour satisfaire le candidat", affirment la plupart de nos interlocuteurs. Si le financement des études ne pose pas trop de difficultés, les établissements privés constituent donc une bonne alternative pour ceux qui s’y sont pris trop tard.

Le Cnam : l’autre voie vers les diplômes

Le Cnam : l’autre voie vers les diplômes

L’école de la deuxième chance : c’est souvent ainsi que l’on désigne le Conservatoire des arts et métiers. Accessible même aux non-bacheliers, cet établissement offre des formations allant jusqu’au doctorat. Une piste à ne pas négliger.

Il suffit d’avoir le niveau du bac pour intégrer le cycle A du Conservatoire des arts et métiers (Cnam), et y préparer un diplôme de niveau III en deux ans. Cette apparente facilité d’accès fait parfois dire que les étudiants du Cnam ne sont pas "capables" d’intégrer une école ou une université... La rumeur a la peau dure, mais a néanmoins fini par céder face à l’excellente image dont bénéficie le Cnam dans les entreprises.

Partenaire des entreprises

Tous les auditeurs de cette vénérable maison, créée par l’abbé Grégoire il y a 206 ans, sont entrés dans la vie active. Salariés ou demandeurs d’emploi, ils ont choisi de poursuivre leurs études dans un cadre professionnel. Dispensés le soir, les cours du Cnam tiennent compte des horaires des entreprises ; mais le lien avec le monde du travail ne s’arrête pas là. Le catalogue des formations, couvrant les domaines de l’électronique, de l’informatique, des sciences appliquées, de la gestion ou du génie, est établi en fonction du tissu économique local. Ainsi, le Cnam de Saint-Etienne propose un vaste choix de filières, accessibles avec le niveau du bac : électronique, biochimie et biologie, informatique d’entreprise, métallurgie, mécanique, bâtiment et génie civil, économie et gestion. En parfaite adéquation avec les besoins des entreprises, le Cnam forme des professionnels compétents, qui ont bénéficié du savoir d’enseignants de naut niveau, et déjà riches d’une solide expérience de terrain.

Une nouvelle vague d’ingénieurs

Un exemple de parcours réussi au Cnam : quatre ans après la création, à Saint-Etienne, de la filière "Informatique", les premières soutenances en vue de l’obtention du titre d’ingénieur ont eu lieu le 22 juin. Au cours de la session, sept candidats auront proposé leurs travaux devant un jury composé de professionnels et de professeurs stéphanois et parisiens. Sous la responsabilité d’Eric Favier, également maître de conférence à l’Enise (Ecole nationale d’ingénieurs de Saint-Etienne), chaque étudiant, tout en poursuivant sa carrière professionnelle, a suivi les cours du soir du Cnam, capitalisant les unités de valeurs définies avec l’aide d’un enseignant-tuteur. Parmi ces candidats, Thierry Lergenmuller, salarié du groupe Defi-tech, a produit une forte impression sur le jury, avec un mémoire portant sur les évolutions technologiques applicables aux cartes à puce. "Je suis poussé par le goût d’apprendre, et la perspective de passer un examen m’a conduit à approfondir mes travaux, beaucoup plus que si je m’étais documenté sans ce but", affirme l’heureux lauréat qui vient de décrocher une mention "très bien". A cinquante ans, l’étudiant se réjouit de pouvoir mettre ses connaissances en application dans le cadre de son travail : "Il me reste encore vingt ans à travailler ! " s’écrie-t-il, ravi, contemplant devant lui l’avenir qui l’attend.

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Image extraite de l'article "La maison du général - 31"