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4 commentaires

Publié le jeudi 17 juillet 2008 dans la rubrique :

Nature et animaux

Montagne maudite

Et on viendra pas dire que j’exagère...

J’en étais partie il y a quatre ans en jurant promis croix d’bois croix d’fer que je n’y remettrais jamais les pieds. Quand le Tour de France a franchi le col maudit de la montagne maudite, dans le brouillard, sur la route mouillée, dans le froid, tout ça, j’ai dit : « Et vous voyez, là, c’est l’été, alors vous imaginez l’hiver... Encore heureux qu’y’a pas de vaches sur la route. »

Oui, je travaille avec des journalistes, des vrais des durs des authentiques, des qui font de la télé, alors il y a toujours une télévision allumée au boulot. Ils m’ont dit : « Oh, regarde, Dominique, c’est chez toi ! »

Tu parles, j’ai glapi C’EST PAS CHEZ MOI et j’ai jeté un coup d’œil sur l’écran, quand même. Un temps pourri, normal. De saison. Ils m’ont dit : « T’exagères ». Pour le climat et les vaches et tout.

Je me suis bien gardée de leur dire que j’allais quelques jours plus tard emmener Freddy là-haut dans ce pays hostile, parce que parmi toutes les mauvaises choses qu’il y a là-bas, il y en a quand même quelques-unes qui sont bien. Ma copine, d’abord. Le centre équestre de la capitale du pays maudit, ensuite. Et la conjonction des deux qui font que mon fiston fait en ce moment un stage dans le deuxième, la première lui offrant l’hébergement.

J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai pris ma voiture, mon pauvre enfant que je m’apprêtais à abandonner dans le mont du Milieu et j’ai bravement emmené tout ça.

Maintes fois, j’ai entendu les Toulousains de la ville qui n’ont jamais franchi le périphérique me dire : « Ouais t’exagères, là-bas ça a l’air beau (on notera le ’’ça a l’air’’ — mais d’accord, c’est beau), et quand même là-bas y’a pas d’embouteillages ». L’embouteillage, c’est l’obsession du Toulousain (et la mienne aussi). Alors là. ALORS LÀ. Ça c’est des gens qui se sont jamais retrouvés derrière un tracteur, ou une bétaillère qui arrive pas à grimper la côte. Qui n’ont jamais été arrêtés parce que le paysan barre la route pour charger toutes ses salers dans le camion qui les emmènera en estive, ou à l’abattoir, ou tout simplement dans le pré d’en face (en face c’est de l’autre côté de la vallée ; c’est tout près, mais il faut une heure de route pour y arriver si tout va bien). Ils ne se sont jamais retrouvés derrière les petites voitures sans permis (il y en a des troupeaux entiers). Ils ont jamais vu une route où il n’y a QUE des virages, et où on ne sait jamais si on va arriver parce que soit la montagne s’est écroulée sur la route, soit la route s’est effondrée dans le ravin. De toute façon c’est l’un ou l’autre, ça peut même être les deux. Ils ne sont jamais tombés capot à mufle face à une vache échappée du pré, ni pare-choc à laine dans un troupeau de brebis en goguette. C’est charmant et bucolique vu de loin, mais au quotidien, c’est pas mieux que les bouchons. On ne roule pas plus vite et en plus il pleut tout le temps. Et en plus ça caille.

Mais on oublie, surtout les mauvais souvenirs. Moi aussi, au bout d’un certain nombre de mois, puis d’années, ici dans ma plaine où il gèle une semaine par an, j’ai fini par me dire : « T’exagères ». Un peu. Peut-être.

Eh ben non. Dimanche 13 juillet à 5 heures de l’après-midi, à Omps, tout près de Lacapelle-Viescamp, température extérieure : 13°C. Climat : pluie. Êtres humains visibles : aucun. Et sur la route, la seule fois en quatre ans que je roule dans ce p*$&#n de pays de malheur, sur quoi je tombe ?

Sur ça :

Un veau aubrac. D’accord, il est joli mignon tout ça. Mais il est sur la route. Le con. Et il court dans tout les sens en beuglant parce qu’il a perdu sa Môman. Ce qui me désole, c’est qu’il va falloir que je retourne le chercher, le marmot (le mien, pas le veau). Je peux pas le laisser là-haut, quand même. Je peux pas l’abandonner. Non ? Si ?

Notez la mousse sur les troncs des arbres, l’eau sur le goudron, l’herbe haute et verte et drue, le virage (l’autre virage est juste derrière moi). Pas de doute, on y est. Bon sang. Je hais le Cantal.

DB_y’a_pas_quelqu’un_qui_pourrait_me_ramener_mon_bébé ? :-/

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Vos réactions

 
Et on viendra pas dire que j’exagère...
18 juillet 2008 23:35, par Umanimo

MdR ! Lol ! J’en passe et des plus PTDR !

Allez va, t’exagèèèèèères ! C’est bô la montagne du milieu ! Et le petit veau il est trop trognon.

UMA_qui_va_aller_dans_la_montagne_du_sud_ouest_dans_un_mois

Et on viendra pas dire que j’exagère...
19 juillet 2008 21:49, par brendufat

Non.

Tu n’exagères pas.

Tu es une journaliste, une vraie, une pro, une pure et dure.

Une objective, mesurée, de sang-froid, qui ramène l’info, toute l’info, rien que l’info.

Sans y mêler ses histoires perso.

Jamais jamais.

C’est pour ça qu’on t’aime.


Bon, et maintenant je vais à confesse... :D

Et on viendra pas dire que j’exagère...
20 juillet 2008 14:47, par DB du Jardin

Allez-y, allez-y, persiflez, perfides serpents siffleurs ! ;) Riez de mon désarroi, moquez-vous !

D’toute façon j’m’en fous, quand vous viendrez me voir dans mon Sud-Ouest il pleuvra des cordes. Bien fait. Na.

DB_seule_au_mooooonde...

Et on viendra pas dire que j’exagère...
24 juillet 2008 15:07, par Umanimo

En tant que habitante de Marseille, ville où il fait soleil 450 jours par ans comme le dit Patrick Bosso, je ne me plaindrais pas de la pluie.

:p

UMA

 

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