Le jardin de DB

Vous êtes ici : Accueil du site > > Mon press-book > Des chemins de couleurs

Menu de navigation

Masquer la bannière
Afficher la bannière
 
 

Aux utilisateurs d'Internet Explorer 6,
Votre navigateur ne vous permet pas de bénéficier pleinement des fonctionnalités proposées par ce site. Si vous en avez la possibilité, je vous invite à télécharger gratuitement la dernière version d'Internet Explorer, ou mieux, Mozilla Firefox.

Publié le samedi 17 mars 2001 dans la rubrique :

Mon press-book

Jean Labellie

Des chemins de couleurs

Jean Labellie : le rendez-vous manqué

Je ne sais pas ce que ce papier a de spécial. Toujours est-il qu’après l’avoir lu, Jean Labellie a demandé à sa femme de m’appeler chez moi : il voulait absolument me rencontrer avant de quitter Aurillac. Route encombrée, parkings bondés... Je suis arrivée trop tard, le musée était fermé, le peintre parti. Il ne me reste qu’une grande fierté : il paraît que, selon l’artiste, j’avais "tout compris".

80 ans, c’est peut-être le temps qu’il faut à un artiste pour que son œuvre, le temps d’une exposition, découvre enfin le pays qui l’a vu naître. C’est le temps qu’il a fallu à Jean Labellie pour que les Cantaliens découvrent que leur pays a enfanté d’un peintre qui continue de s’interroger sur ce que peut être le chemin de sa vie.

Chemins de vie

"Itinéraires" : plus que le titre d’une exposition, ce mot est le fil conducteur qui conduit le visiteur, d’une salle à l’autre, d’un dessin académique à une forêt de pavois, au fil de l’histoire de la peinture des soixante dernières années.

Aux Écuries, condensée dans une œuvre unique et multiple, la carrière de Jean Labellie, enfant du Rouget, né en 1920 au fond de la Châtaigneraie, se déroule dans le désordre chronologique des inspirations qui ont rythmé sa vie. Ses vies ?

Au commencement, était un gamin plutôt doué pour le dessin, fils d’instituteurs, qu’un certain Henri Mondor eut vite fait de remarquer et de prendre sous son aile... Le temps que le petit Auvergnat sache voler seul et commence alors à construire son propre univers artistique.

En suivant, le long des murs, ce parcours pictural, le spectateur est invité à une longue promenade dans un univers où, longtemps, la couleur seule suffit à restituer tout un monde : en larges gestes, balayant de vastes toiles, le peintre a rendu à sa Châtaigneraie (où, même s’il n’y vit plus, il a toujours effectué de nombreux séjours) ses couleurs. De bleu et de vert, de mouvement et d’ombres, le pays de Labellie, c’est un ciel qui se noie dans la terre. Un monde peut-être plus fidèle, parce que plus sincère, que les premières aquarelles.

Plus loin, le visiteur découvrira une nouvelle période, où le mouvement reste essentiel, indissociable de la couleur toujours aussi éclatante, mais moins violent, plus profond. C’est que l’artiste a posé son chevalet au pied des Pyrénées, là où les oliviers ont pris la place des châtaigniers. On le découvre, dissimulé dans l’ombre feuillue, observant ses modèles... Oblongue et têtue, serrée et luisante, la feuille d’olivier est alors omniprésente, formant même l’essence et la matière des personnages.

Puis, de plus en plus ronde, pleine et lourde, elle semble se muer en galets chatoyants... C’est alors l’aboutissement vers le volet le plus récent de l’œuvre de Labellie, cette série qui occupe une salle à elle seule, intitulée "les Chemins de vie".

Un retour vers l’abstraction, avec l’infinie déclinaison, sur des draps flottants, de ronds multicolores, traçant des routes sinueuses vers... une nouvelle œuvre ?

Jean Labellie, Itinéraires.- Jusqu’au 5 mai aux Écuries, Jardin des Carmes à Aurillac. Exposition proposée par le musée d’Art et d’archéologie.

Œuvre de lumière

Jean Labellie est d’abord un peintre. L’huile et la toile sont ses matériaux de prédilection.

Mais il a su, avec bonheur, s’aventurer vers d’autres supports, comme la tapisserie... ou le vitrail. Et c’est avec ce dernier qu’il offrira à son Cantal natal l’accomplissement de son travail sur la Châtaigneraie. Au Rouget ou à Giou-de-Mamou, les vitraux de Labellie ont domestiqué le vert et le bleu, pour en faire les alliés du soleil... L’exposition des Ecuries présente une série de cartons où l’on retrouve les thèmes favoris de l’artiste, assagis dans la forme mais encore plus éclatants : à la danse de la couleur et du geste, s’est jointe la lumière.

Recommander : 
 

À vous d'écrire

 

Dans la même rubrique

Au hasard

Des articles...
Une photo...

Cliquez sur cette image pour accéder à l'article dans lequel elle est publiée.

Image extraite de l'article "C'est grand, c'est plat, c'est bleu"