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Publié le mercredi 9 février 2000 dans la rubrique :

Musique

Operacion Tango

Délices argentines

Le soleil en cage

Parfois, les artistes ont beau être excellents, et leur répertoire magnifique, il manque quelque chose pour qu’on se laisse emporter par le spectacle. Ce fut le cas avec le concert d’Operación Tango, irréprochable... Mais le tango se danse, il ne se laisse pas écouter dans le confort d’un fauteuil capitonné.

Trois musiciens et un chanteur, sur la scène du théâtre du Parc, à Andrézieux-Bouthéon. Un public nombreux. Un répertoire : le tango argentin, avec ses accents passionnés. Bref, le 29 janvier, l’Association culturelle du théâtre a réuni tous les ingrédients d’une belle soirée. Opération réussie, malgré l’impression diffuse d’une musique lointaine, inaccessible.

Un micro sur pied : c’est lui le coupable. Ce micro qui cloue le chanteur, semelles plombées, et coupe les ailes d’une voix pourtant admirable. Le tango, c’est une musique populaire, qu’on joue, chante et danse dans la foule, un air de fête, un délice communautaire. Alors ce piano à queue, ce chanteur immobile, cette scène interdite au public, ce n’est pas ce qu’il faut au tango. Piazzola est entré dans les conservatoires... Mais sa musique, largement représentée dans le programme d’Operación Tango, appelle le bruit de la rue.

Sur cette scène lointaine, pourtant, les quatre artistes n’ont pas ménagé leur talent. À commencer par Jacques Gomez, chanteur de formation classique, magnifique interprète dont l’expressivité n’aurait eu besoin que d’un peu de mouvement pour être parfaite. À ses côtés, le pianiste Laurent Touche, le bandéoniste Philippe Bourgeois et la violoncelliste Cristina Bellu : trois musiciens issus, eux aussi, du conservatoire, et qui ont su faire preuve d’une belle spontanéité. Alors, qu’on arrête de grommeler que les musiciens classiques ne savent pas jouer autrement que comme des robots. Ceux-là (et ils ne sont pas les seuls) ont un grain de folie au bout des doigts.

Autour de chansons composées essentiellement par Carlos Gardel et Astor Piazzola, ils ont fait entrer l’Argentine dans le théâtre, avec ses musiques, ses textes tantôt douloureux, tantôt révoltés, toujours passionnés. Il ne restait plus qu’à imaginer les couleurs et les parfums.

Au sortir du concert, restait dans les regards l’émotion d’une "Balada para un loco", ou la mélancolie d’une "Milonga sin palabras", dialogue poignant entre le piano et le violoncelle, mal servi cependant par une sonorisation qui n’a pas su se faire oublier.

Ah, si l’on pouvait rêver de ces quatre artistes, en plein soleil...

Post-scriptum

Écouter un extrait du disque d’Operación tango

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