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9 commentaires

Publié le jeudi 1er octobre 2009 dans la rubrique :

Livres, littérature, littérateurs...

Oui, mais non, mais oui

Chagrin d’école

Mauvais souvenirs, jolie lecture

Titre : Chagrin d’école
Auteur : : Daniel Pennac
Édition : Gallimard, coll. Folio, 2007-2009
ISBN : 978-2-07-039684-9

« Chagrin d’école » : Daniel Pennac, très mauvais élève devenu prof de français, romancier que j’affectionne pour sa plume vive et ses personnages attachants, se livre à une réflexion sur l’enseignement, se basant sur sa double expérience de cancre indécrottable et de pédagogue ayant dû inventer diverses stratégies pour tenter de repêcher les élèves en perdition. Un bouquin intéressant, qui se lit évidemment très agréablement, et qui pose entre autres la question, vieille comme l’école (mais qui n’a toujours pas trouvé de réponse), de savoir si l’échec ou la réussite scolaire sont liés à l’« intelligence » de l’élève. Savoir si l’école s’adresse vraiment à l’intelligence des enfants, ou simplement à leur aptitude à se conformer aux règles d’un système. Je n’ai absolument pas la prétention de vouloir répondre à cette interrogation. Je n’en ai ni l’envie, ni la compétence. Cela ne m’intéresse pas. Je peux juste dire que, comme n’importe quel imbécile, je ne suis pas idiote, et pourtant l’école n’a rien vu.

Pennac soulève de nombreuses autres interrogations dans ce livre très dense : un chapitre, une question. Toutes ne m’ont pas passionnée. Mais à la fin du bouquin, dans lequel j’avais eu un peu de mal à « entrer », j’ai eu le sentiment d’avoir fait une lecture enrichissante.

L’échec scolaire, je connais, je connais très bien. J’ai quitté l’école après avoir obtenu d’extrême justesse un BEP de sténo-dactylo, qui succédait à une classe de seconde avortée : j’avais alors quitté le lycée juste avant d’être foutue à la porte. J’avais raté ma scolarité, et malgré les efforts que j’ai fournis ensuite, je n’ai jamais pu remonter la pente.

Pennac estime, en s’appuyant sur de nombreux cas qu’il a rencontrés durant sa carrière, qu’il n’est jamais « trop tard », et que personne n’est « perdu ». J’aimerais partager son optimisme. C’est vrai que l’on peut citer des centaines d’exemples de gens qui ont « réussi » malgré une scolarité calamiteuse. C’est vrai que l’école et ses diplômes ne font pas tout. C’est vrai, surtout, que la valeur d’une personne ne s’estime pas à l’aune de ses résultats scolaires, ni même en fonction de son rang social, de son parcours professionnel. Naturellement.

Mais il me semble que nombreux sont ceux qui, comme moi, n’ont jamais pu se défaire du poids de l’échec. Bien plus nombreux que ceux qui « s’en sont sortis ».

Je ne sais pas si j’ai vraiment été une cancre. Je ne me souviens pas très bien de ce que je ressentais pendant les cours. En fait, je crois que je ne ressentais rien.

Daniel Pennac explique qu’il avait le sentiment d’être « nul », qu’il arrivait en classe perdu d’avance, qu’il se conditionnait pour ne pas comprendre ce que le prof lui expliquait, et qu’il dépensait pour cela toute l’énergie qu’il aurait pu utiliser pour s’intéresser aux cours. Certes, c’est plus subtil que ça, mais je résume.

Si je me fie à ma mémoire, qui assurément est bien moins fiable que la sienne, il me semble que le contenu des cours ne me posait aucune difficulté. Sauf en maths. Mes problèmes étaient d’un autre ordre, que l’ancien-cancre-devenu-prof n’évoque pas : un climat familial exécrable, d’énormes complexes liés à un physique ingrat, une solitude absolue. Je ne veux pas faire ma Cosette, mais mon enfance a sans aucun doute été la pire période de ma vie, encore plus douloureuse que celle que je traverse actuellement, et pourtant, actuellement, c’est vraiment pas marrant. Mais à l’époque, j’étais enfant : incapable de relativiser.

Sur le plan purement scolaire, j’étais atteinte d’un véritable handicap : j’étais (et je demeure) incapable d’apprendre « par cœur ». Poésies, tables de multiplication, dates de nos bons rois de France, altitudes respectives de la tour Eiffel et du Mont Blanc... Impossible de me souvenir de cela (sauf le Mont Blanc, katmiluicensètmèt, j’ai fini par retenir ça comme une comptine). En revanche, je retenais définitivement ce que j’avais compris, sans faire aucun effort. Et puis il y avait ce que je savais faire spontanément, presque d’instinct, sans que je sache pourquoi ni comment. Écrire, dessiner, faire de la musique. Ça venait tout seul.

J’étais donc exceptionnellement douée en français, en dessin, en musique. Exceptionnellement mauvaise ailleurs, et notamment en maths. Je ne savais pas compter, parce que je n’avais jamais pu apprendre mes tables, malgré les heures de retenue, malgré les punitions, malgré les efforts sincères et courageux de certains de mes profs. À l’époque, les calculatrices faisaient leur entrée dans les collèges et lycées, très timidement. Quand j’étais en seconde, la prof prêtait des machines aux élèves qui n’en possédaient pas. Encore fallait-il savoir s’en servir, encore fallait-il tout bêtement savoir comment on les mettait en marche ! Et encore aurait-il fallu que cette prof-là, qui autorisait les calculatrices, ne se moque pas ouvertement de moi lorsque je comptais sur mes doigts.

Paradoxalement, j’étais excellente en orthographe, et nulle en grammaire. Très bonne flûtiste (à bec) et assez médiocre en solfège. Dessinatrice douée mais nulle en histoire de l’art. Mon aisance en français et en dessin auraient pu pallier ma médiocrité dans les autres matières ; j’étais moyenne en histoire-géo et en langues. J’avais choisi de faire une seconde A7 : littéraire, artistique (dessin). J’aurais peut-être pu †« m’en sortir », mais à cette époque, nous étions déjà entrés dans l’ère de la suprématie scientifique. Seuls pouvaient être sauvés les forts en maths, même dans ma filière. Nous avions le même nombre d’heures de maths, physique et chimie que les filières scientifiques ! Eux avaient moins d’heures de français que nous, et une seule langue vivante obligatoire. Aberrant ? C’était comme ça : la sélection, quelle qu’ait été la voie que nous avions choisie, se faisait par les maths. Je ne savais pas compter, et j’étais donc à mettre au rebut. Ce qui fut fait sans état d’âme.

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Daniel Pennac dessinait des petits bonshommes dans les marges de ses cahiers, au lieu de tracer ses lettres. Il fait toujours appel à la même bande de petits personnages pour ses autographes, comme celui qu’il a signé pour Freddy à l’occasion d’une rencontre fortuite au Père-Lachaise, à la veille de l’élection de Barack Obama.

Plus tard, pourtant, je suis retournée dans le système scolaire. Parce que je me sentais profondément dévalorisée, avec mon BEP. J’ai suivi des cours par correspondance, et j’ai eu mon bac, honorablement, à 25 ans. Mais cela ne suffisait pas : quelques années plus tard, alors que j’écrivais déjà des piges pour un magazine, j’ai voulu entrer dans une école de journalisme. J’ai passé un concours d’entrée, j’ai été reçue deuxième sur cent douze candidats, et j’ai obtenu une maîtrise avec mention, major de ma promo. Brillant, non ?

Non. L’échec initial me poursuit toujours. Ratée je suis née, ratée j’ai grandi, ratée je suis.Quand, môme, j’écoutais aux portes les discussions houleuses de mes parents à mon sujet, j’entendais invariablement ma mère ressasser que j’étais bonne à rien, imbécile, mauvaise, nulle. Mon père répondait mollement « bof, bof ». Mon père aimait beaucoup ma façon d’écrire, même quand j’étais toute petite. C’est peut-être pour ça, et juste pour ça, que j’ai cette passion pour l’écriture. Allez savoir. Mais pour le reste, rien, zéro. J’étais et je resterai indéfiniment zéro.

« Bon d’accord, t’as raté l’école, mais c’était surtout à cause de tes parents ! », allez-vous objecter. Non. Ou du moins, pas seulement. La mise au ban, les profs qui parfois m’ont appelée « bordel » pour faire rire les autres, ma prétendue laideur, mon infériorité crasse parce que je ne savais pas compter, mon inaptitude à vivre avec les autres, la conscience profonde d’être « pas comme tout le monde », tout ça, ce qui forge une personnalité, cela s’acquiert à l’école. C’est là-dessus que se construit une vie. C’est sur ces fondations-là que la construction bancale finit forcément par se casser la gueule un jour.

Bien après mon (premier) départ de l’école, j’ai passé des test psycho-techniques dans un cabinet de recrutement. J’avais jusqu’alors été incapable de décrocher le moindre emploi. J’habitais dans un trou paumé et je n’avais pas le permis (avec quel argent aurais-je pu le payer ?), je n’y croyais pas, je n’avais pas envie, bref, j’étais logiquement dans la continuité du fiasco originel. J’ai complété les points manquants dans des séries de dominos, j’ai rempli des QCM le plus vite possible, j’ai fait rentrer des trucs ronds dans des trous carrés, j’ai assemblé des machins qui n’allaient pas ensemble... Une journée, ça a duré. Et au final, je n’ai pas eu le boulot : le psycho-testeur n’avait jamais vu ça, j’étais hors normes, il était abasourdi, sur le cul, et il allait me dire à combien s’élevait mon QI. Je l’ai arrêté là : j’en avais rien à faire, de mon QI. Pourtant, il volait à des hauteurs vertigineuses, paraît-il. Et d’ailleurs, ma candidature ne pouvait pas être retenue, parce que franchement, j’étais beaucoup trop intelligente pour être assistante de direction de je ne sais plus quelle boîte. Et puis on voyait bien dans les tests de personnalité que j’avais de sacrés problèmes qu’il me fallait régler.

J’en ris encore, amèrement. Qu’est-ce que j’en ai à foutre, de mon QI ? Qu’il rampe à 40 où plane à je ne sais pas combien, ça me fait une belle jambe. J’ai cru longtemps que le fait d’avoir « juste » un BEP me plombait ; alors j’ai passé le bac et ça n’a pas changé ma vie. Alors j’ai passé une maîtrise, les doigts dans le nez, et ma vie professionnelle est prodigieusement merdique. Tout comme l’estime que j’ai de moi. Parce qu’’au début, je ne savais pas compter, sauf sur mes doigts, avec lenteur et sans garantie de ne pas me tromper, et que cela m’a définitivement rangée du côté des déchets.

Pourtant, quand j’ai repris ma scolarité, en attendant de recevoir du CNED mes premiers cours de seconde, j’ai vaincu les maths. J’ai acheté des cahiers de vacances pour me remettre à niveau, j’ai tout repris à partir du CM2, et en terminale j’avais une moyenne en maths de 19,5. Les fonctions affines, les dérivées, les delta avec la paire x et x’, j’adorais ça. Mais cela n’a rien rattrapé. Le jour du bac, j’ai eu 9 en maths et 18 en philo, on ne se refait pas. Je compte toujours sur mes doigts et, dans un métier où l’écriture tient une place prépondérante, mon aisance ne me sert à rien.

Dans Chagrin d’école, Pennac écrit : « Naguère, on représentait le cancre debout, au piquet, un bonnet d’âne vissé sur la tête. » Je suis allée au piquet, avec Mademoiselle Berne, plus d’une fois. Parce que je répondais sans arrêt avant les autres alors que je n’avais pas le droit de répondre aux questions posées à la classe sauf moi. Je connaissais les réponses et je devais me taire pour laisser les autres parler. Pour m’apprendre à respecter cette simple consigne, il fallait me mettre au piquet. Mademoiselle Berne m’appelait avec ironie « réponse à tout » et me trouvait beaucoup trop bavarde. J’empêchais les autres de s’exprimer et pourtant, j’aurais mieux fait d’apprendre l’humilité, vu la façon dont j’hésitais pour trouver combien faisaient deux plus quatre. Mademoiselle Berne nous faisait avancer à coups de bons points, d’images (au bout de dix bons points) et de super-images (au bout de dix images). Je gagnais des bons points que je devais rendre quand je me trompais en calcul. Elle tenait ma comptabilité en enregistrant le déficit, et j’arrivais à la fin de l’année en devant à Mademoiselle Berne une flopée de bons points. Le jour où elle a voulu nous apprendre que les serpents étaient des invertébrés, j’ai bondi. Je lui ai tenu tête, je n’ai pas lâché, j’ai insisté. J’ai été condamnée à quatre mercredis de retenue, une dette de milliers de bons points, et une punition signée par mes parents (rendus furieux par mon insolence) : cent lignes affirmant « Je ne dois pas répondre à la maîtresse. Je ne dois pas répondre à la maîtresse. Je ne dois pas rép... ». Beaucoup plus tard, j’ai lu dans le journal que Mademoiselle Berne avait été décorée des Palmes académiques, pour son travail exemplaire avec les élèves en difficultés. Merde !

Pennac veut apporter la preuve qu’il n’y a pas de mauvais élèves, qu’une scolarité ratée n’implique jamais une vie ratée, que les profs donnent tout ce qu’ils peuvent pour mener chacun de leurs égarés sur la bonne voie. Non, je ne suis pas d’accord. Pennac est sincère, sans contestation possible. Il fut certainement un prof génial, mais il n’est pas la preuve vivante de ce qu’il affirme. Il s’en est bien tiré, tant mieux pour lui, il a su tirer parti de belles rencontres pour se sortir de l’ornière. Mais il est d’un optimisme naïf qui me laisse perplexe ; j’ai du mal à croire qu’il soit aussi candide qu’il voudrait le laisser penser. Il est excessivement positif. Et cela me gêne. Quelque chose sonne faux dans son bouquin. Il se veut l’exemple exemplaire de ce qu’il avance : je me veux l’exemple exemplaire du contraire. Il explique que, malgré tout, l’ancien cancre sommeille toujours au fond de lui, faisant douter l’adulte épanoui de sa valeur ; j’ai tenté d’expliquer qu’il a bien de la chance, et que le plus souvent l’ancien cancre tient les rênes jusqu’au bout, confortant l’adulte étiolé dans la certitude qu’on ne change pas le plomb en or. Nous avons probablement tort tous les deux.

Il n’empêche que de nombreux passages de Chagrin d’école sont passionnants. Pennac évoque la médiatisation de la jeunesse des banlieues, la violence à l’école, l’emprise de la publicité sur les adolescents, le désarroi des parents (le chapitre « Tu l’fais exprès ! » est succulent), celui des élèves, celui des profs aussi... Ce livre est profondément humain, touchant et intelligent. Mais je n’aurais pas aimé être l’élève de Pennac : il abordait toutes les difficultés du français par la grammaire, toujours la grammaire, les COD, les antécédents (antécédants ?), les relatifs et les épithètes, tous ces trucs auxquels je n’ai jamais rien compris. J’avais horreur de la grammaire.

Mais merci quand même, Pennac, Chagrin d’école est vraiment un très joli bouquin.

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Vos réactions

 
Chagrin d’école
1er octobre 2009 18:37

Bon. Je passe sur toutes mes réflexions sur toi et ta personne pour dire seulement que tu es la première, probablement parce que tu en dénonce le coté un peu mièvre, à me donner tant soit peu envie de lire ce bouquin. Et ça, c’est bien aimable, madame. J’étais aussi très nulle en grammaire, mais je pense tout de même que tu voulais parler de relative (proposition subordonnée). Et je m’explique mieux tes propos de l’autre jour « la grammaire, on s’en fout ». Voyouse.

Chagrin d’école
1er octobre 2009 19:58, par DB du Jardin

Quiche mondaine, s’il te plaît, fais-moi plaisir : dis qui tu es quand tu causes, un de ces jours je ne vais pas te reconnaître et tu vas être vexée.

Chagrin d’école
1er octobre 2009 23:25, par Ardalia

Bah, ch’comprends pas, mon navigateur m’oblige à tout renseigner, pourtant. Snif.

Ardaliaheu

Chagrin d’école
1er octobre 2009 23:32, par DB du Jardin

Glirp, j’m’as trompée... Maintenant, y’en a deux qui sont vexées. Je ne sais pas ce qui est pire : avoir confondu Ardalia avec quelqu’un d’autre, ou avoir pris quelqu’un d’autre pour Ardalia. Ça m’apprendra à fréquenter des gens qui se ressemblent.

Shame on me !

Chagrin d’école
2 octobre 2009 00:46, par CaroBee

Pfff ! Qui sont-ils, ces professeurs, pour nous dire si on est bon ou mauvais ? Sont-ce les notes qui définissent le potentiel, la valeur d’une personne, ou encore son talent ? A quoi ça peut bien servir, dans la vie d’adulte, la grammaire ou bien encore les dérivées ?

caro_premiere_de_la_classe_et_alors_c_est_pas_pour_ça_qu_elle_a_reussi_dans_la_vie

Chagrin d’école
2 octobre 2009 15:15, par Coakette

Bonjour, je passe de temps à autre dans votre jardin, j’en éprouve le plus souvent beaucoups de plaisir. Je n’aime pas cet article : vous vous notez, et vous le faites sur des critères scolaires, alors que visiblement vous êtes hors de ces critères. Il existe des personnes qui n’ont pas réussit grand chose,ni à l’école ni dans leur travail, et qui de plus ne savent ni écrire, ni dessiner, ni faire de la musique. Selon vos critères, ces gents là sont ils bon à rien ? Ne vallez vous que par ce que vous faites bien ? Vous écrivez vraiment très bien, vous avez la générosité de partager votre talent avec des internautes inconnus. Mais bon quand même, quoi ! Je ne suis pas d’accord pour que l’on case les gents dans des boites bon ou pas bon. Et en plus je crois à la résilience. Forcément, en prendre plein la tête étant jeune, ça n’aide pas toujours, mais si ça ne détruit pas, ça rend forcément plus fort. Vous n’avez pas été détruite, puisque vous avez passé avec mention vos examens. Auriez vous été première de votre promo si vous étiez rentrée à l’école de journalisme après un bac passé à un âge normal, après une scolarité « bannale » ? Bon. Alors. Non, parce vous, si vous êtes nulle, pensez aux autres. Et pourtant le monde est plein de gents bien. CQFD.

Chagrin d’école
2 octobre 2009 23:15, par Ardalia

Je ne suis pas vexée le moins du monde, je me demandais juste d’où venait ce soudain qualificatif ! Mondaine, à la rigueur en tirant fort sur les bouts, mais quiche ! :))

La semaine dernière, au journal de midi, il y avait une série quotidienne de reportages sur les écoles différentes : européenne, auto-gérée, etc. Et l’on y voyait cette classe disparate de gosses de tous âges, tous bien sages et tous issus d’une école punitive, répressive, frustrante, ennuyeuse : on les avait accusés d’être trop bavards, trop rêveurs, trop fainéants, trop bêtes même, parfois. Ces gosses étaient précoces, tout simplement, rejetés par un système normatif trop étroit pour leurs capacités. C’est bien dommage que cela n’ait pas existé à temps pour toi, tu y aurais fait merveilles.

Chagrin d’école
5 octobre 2009 23:31, par DB du Jardin

Je réponds en vrac.

Caroline -> Les dérivées, la grammaire et la maîtrise de la césure à l’hémistiche, ça ne sert à rien, en soi. Tout ce que l’on apprend à l’école, ce n’est pas vraiment utile, si l’on prend chaque discipline séparément. Mais c’est quand même à l’école que l’on apprend (ou pas) à vivre en société, à se conformer à un modèle. On y entre, au plus tard, à six ans, on en sort, au plus tôt, à seize : dix ans pendant lesquels, pas de pot, on construit notre personnalité, on acquiert une certaine vision du monde. Alors tout ça, ça pèse, si c’est raté.

Uma-> (qui a commenté sur Facebook) : il faut vraiment qu’on prenne le temps un de ces jours de comprendre pourquoi l’affichage du jardin est aussi pénible chez toi. À ma connaissance, personne d’autre n’a de tels problèmes. Il va bien falloir qu’on trouve une solution. Smack aussi.

Ardalia -> Mvouais, j’sais pas. J’aurais surtout eu besoin de grandir dans un autre contexte, je pense.

Daniel Pennac -> ... Mais non, j’rigole, ce grand monsieur a autre chose à foutre que lire mes âneries !

Sorry Coakette !
2 novembre 2009 22:43, par DB du Jardin

Bon sang, j’ai zappé la clarinettiste ! :-/ Je voulais te répondre à part, Coakette, et du coup j’étais persuadée de l’avoir fait.

J’avais apprécié ton « coup de gueule », mais je t’avoue maintenant que je ne sais plus précisément ce que je voulais te dire. En gros, que je n’étais pas tout à fait d’accord avec toi, mais que ton message était sain, vigoureux et... je sais plus. Ah, si, quand même : le coup du truc qui rend plus fort s’il ne tue pas, j’adhère pas du tout, mais alors pas du tout du tout.

Mais sinon, l’essentiel de ce que j’avais voulu répondre, c’était que j’aurais rudement aimé te lire plus souvent, avec ton p’tit caractère, dans le jardin.

Seulement, maintenant, t’es sûrement fâchée... :-(

DB_étourdie_et_confuse

 

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