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2 commentaires

Publié le lundi 7 avril 2008 dans la rubrique :

Arts visuels

Bernard Di Sciullo

J’ai mis en ligne il y a quelques jours le dernier chapitre des Yeux secs. Depuis la refonte de ce site, où chaque texte est annoncé par une petite vignette sur les pages de sommaires, ce roman est associé à l’image d’un visage féminin. Un visage douloureux, abîmé.

Lorsque j’ai vu ce portrait, en errant au hasard sur Internet, je l’ai immédiatement assimilé à celui de l’héroïne des Yeux secs. C’est curieux, même lorsque j’ai écrit ce texte, je n’ai jamais imaginé les traits de mon personnage. Je ne lui ai pas donné de nom, et je n’en ai brossé qu’une description très sommaire. Je voulais que cette fille puisse être n’importe qui. Plus exactement, je voulais qu’elle ne soit personne. Et puis j’ai vu cette peinture. Alors je l’ai littéralement piratée, notant dans un coin le nom de l’artiste qui l’avait réalisée, me promettant de vous en parler lorsque j’aurais trouvé des informations.

Finalement, je n’ai presque rien trouvé. Je sais juste qu’il s’agit de Bernard Di Sciullo, peintre vivant à Cachan. Il semble aussi discret que sa peinture est expressive (pour ce que l’on peut juger d’après des vignettes de taille réduite sur Internet...). Il expose depuis 1964... année de ma naissance !

Je n’aime pas « interpréter » des tableaux ; je n’en ai pas la compétence. Je suis une spectatrice ordinaire : une œuvre me touche ou m’indiffère, parfois elle peut me révolter. Mais - en dépit de vieux souvenirs d’études artistiques vite abandonnées - je ne peux pas analyser un tableau. Je ne m’y aventurerai pas avec les portraits de femmes de Di Sciullo. Surtout pas en disposant d’aussi peu d’éléments comparatifs. Je peux juste vous montrer le tableau, et vous laisser l’aimer ou le détester.

Cette femme est probablement belle. Son maintien laisse deviner une réelle élégance. Après l’avoir peinte, l’artiste l’a blessée, défigurée, mutilée. C’est une femme meurtrie, violentée, et pourtant on devine toujours son regard, la finesse de ses traits. Elle n’a pas été détruite. Je pense que cette toile, de dimensions respectables (Di Sciullo peint des portraits en très grand format), doit dégager une énergie considérable.

Les seuls éléments biographiques concernant Bernard Di Sciullo disponibles sur internet figurent sur le site du Conseil national français des arts plastiques. Le texte de présentation de l’artiste, me semble-t-il, exprime assez justement ce que j’ai ressenti lorsque j’ai découvert ce portrait.

J’ai trouvé un autre tableau, également un portrait de femme, qui mesure près de deux mètres de haut, intitulé Julie, sur le site d’expositions en ligne ARTactif. Pour la petite histoire, en fouillant dans ce site, je suis tombée sur une toile signée par une jeune artiste peintre, Agnès Hardy. Elle a été ma première prof de piano. Et, tiens tiens, elle a exposé à... Cachan.

J’aime bien le hasard.

Agnès Hardy était encore étudiante aux Beaux-Arts à Saint-Étienne quand j’ai fait sa connaissance ; elle terminait parallèlement son année de perfectionnement après son troisième cycle au conservatoire Massenet. Elle donnait des cours de piano pour se faire un peu d’argent. J’étais sa première élève adulte ; on s’entendait très bien, et on passait beaucoup de temps à discuter. De musique, de peinture, de bouquins, de n’importe quoi. Et puis elle est partie à Toulouse pour y terminer sa formation en arts plastiques. Cinq ou six ans plus tard, lorsque je suis moi-même arrivée en Haute-Garonne, je l’ai recherchée. J’aurais bien aimé la revoir. J’ai appris sur Internet qu’elle était partie à Berlin. Et finalement je retrouve sa trace aujourd’hui, alors que je cherchais un peintre dont j’avais pillé l’œuvre. Et de toute évidence, les routes de ces deux artistes se sont croisées.

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Vos réactions

 
Bernard Di Sciullo
15 avril 2008 15:27, par brendufat

Le plus étonnant, c’est le changement profond de perception que provoquent le recadrage et la diminution du format : la vignette m’avait fait l’effet d’un tableau expressionniste, bouillant d’émotion et juste maîtrisé, parfaitement assorti au récit.

Le tableau complet est très différent : le côté « portrait défiguré » apparaît alors très fortement, le contraste entre, par exemple, les sourcils impeccables et le graffiti que sont devenus les yeux est saisissant. Il y a de la rage et de la cruauté dans cette image - j’appréhende comme toi ce qu’elle peut donner en très grand format.

Bernard Di Sciullo
20 juin 2009 14:35, par pds

bonjour, je peux vous mettre en contact avec B. di Sciullo si vous le souhaitez, je suis son fils. cordialement pds

 

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