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Publié le vendredi 18 juillet 2003 dans la rubrique :

Le p’tit journal du Cantal

Allô, chéri ?

Hier, je suis allée à la ville. La grande, où il y a du monde : Clermont-Ferrand. En route, j’ai voulu téléphoner. Et la réalité cantalienne s’est rappelée à moi : hors des grandes zones d’habitation, pas question d’utiliser son portable. Mais, justement...

Normalement, si tout va bien, et si les responsables politiques du département se remuent un tout petit peu, d’ici 2006, je devrais pouvoir téléphoner, après m’être garée sur le bas-côté de la route nationale 122. Car je sais que conduire en téléphonant est très dangereux, voire carrément suicidaire dans les méchants virages en descente dui font le charme des routes cantaliennes.

Le 15 juillet, une convention a été signée entre l’État et les collectivités locales, d’une part, et les trois opérateurs de téléphonie mobile, d’autre part. L’objet : étendre la zone de couverture pour faire disparaître les "zones blanches", à l’horizon 2005. Voilà une nouvelle qui va réjouir bien des Cantaliens.

Parce qu’en effet, dans les vertes vallées du pays des grands espaces (toujours très vertes, en dépit de la sécheresse, qui se caractérise ici par le fait qu’on n’est pas obligé de mettre des bottes pour se balader), dans ces vertes vallées donc, pas une onde ne passe. Télévision, radio, téléphone portable : même constat. Il faut dire que personne n’a envie d’investir dans des relais et autres antennes pour trois pelés et deux tondus. Et jusqu’à présent, d’ailleurs, personne ne le fait. Mais grâce au plan de couverture des zones blanches, en matière de téléphonie, cela va peut-être enfin changer.

Peut-être. Parce qu’il n’est pas question de supprimer TOUTES les zones blanches. Les zones concernées seront les suivantes : les centres des bourgs (l’agriculteur isol ? au bout de son chemin va être bien content), les axes de transport prioritaires (j’en connais entre Saint-Jacques-des-Blats et Mandailles qui vont se réjouir) et les zones touristiques à forte affluence (c’est encore raté pour l’auberge de Curebourse ou pour le gîte rural de Lascelle).

Mais enfin, c’est mieux que rien. Les marcheurs qui s’échinent sur les flancs du Puy-Mary pourront appeler des secours quand ils se seront fait une entorse en jouant au chamois (histoire vécue). Je pourrai appeler mon garagiste quand je me mettrai au fossé entre Vic-sur-Cère et Thiézac (je vous rassure, pour l’instant ce n’est que de la fiction). Bref, on peut espérer que la situation du Cantal sera, dans un avenir proche, meilleure qu’à l’heure actuelle. Parce que pour faire pire, franchement, c’est pas possible. Les premiers à se plaindre de la faiblesse du réseau : les médecins. Injoignables quand ils parcourent des dizaines de kilomètres entre deux patients.

Et a priori, les choses devraient plutôt bien se passer, puisque l’extension du réseau de téléphonie mobile faisait partie des priorités des élus cantaliens, ou du moins des candidats, lors des dernières élections législatives, dans le cadre du désenclavement du département. Le développement des Nouvelles technologies de l’information et de la communication figurait, à l’époque, en bonne place dans leurs professions de foi. Il ne reste plus qu’à attendre pour voir... et pour téléphoner.

Une chose est d’ores et déjà acquise : les Cantaliens vont attendre plus longtemps que d’autres. En effet, les "plans de déploiement locaux" prévoyant les modalités de couverture dans les zones blanches ont déjà fait l’objet d’une approbation par les acteurs locaux dans différentes régions françaises : Alsace, Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne, Corse, Franche-Comté, Limousin et Pays-de-la-Loire. J’ai beau chercher, je ne trouve pas le Cantal dans cette liste. Peut-être que je suis un peu trop impatiente ?

Enfin, quoi qu’il en soit, c’est promis, début 2006, je vous passe un coup de fil.

En bref

AU GALOP !

Vous ne savez pas quoi faire, dimanche prochain ? Alors venez donc à Aurillac encourager les concurrents de la première et avant-dernière journée de course à l’hippodrome. Au programme : trois courses de trot attelé, quatre de galop et un steeple-chase. Et pour la première fois, l’une de ces épreuves sera réservée au pur-sang arabe. Mais n’espérez pas m’y trouver : j’adore le chevaux, certes, mais le spectacle des turfistes hystériques me plonge dans la perplexité la plus totale.

MÊME PAS PEUR

La vague orageuse qui a provoqué tant de dégâts dans le Sud-Ouest, mardi soir, est venue mourir sur le Cantal mercredi matin. Bilan : quelques bonnes rafales de vent, et le grondement impressionnant du tonnerre roulant dans les vallées. C’est sûr, les orages en montagne, c’est vraiment très impressionnant. Puis une journée d’été typiquement cantalienne s’est déroulée, avec quelques averses, des températures qui font fouiller les armoires pour vite retrouver les pulls, et c’est tout. Pas de quoi annoncer que la sécheresse est finie, loin de là. En revanche, ce qui est vraiment surprenant, c’est la capacité de la nature à renaître dès la première goutte d’eau. Au lendemain de cette fraîche journée, déjà, ma pelouse avait reverdi. Va falloir que je sorte ma tondeuse. Pfff...

CADEAU !

Allez, je sais bien que vous brûlez de me demander ce que j’ai pu aller faire à la grande ville. Alors puisque cette question vous taraude, je vais vous répondre : je suis allée m’offrir un petit cadeau, dont vous pourrez même bientôt profiter dans le Portfolio. Mon appareil photo reflex a désormais dans son sac un petit copain numérique, que j’ai étrenné dans les escaliers des vieux quartiers de Clermont. Un peu de patience, vous pourrez bientôt admirer l’étendue de mon talent !

L’image de la semaine

Encore plus vert

Les vaches vont bientôt pouvoir dormir tranquilles : dès le mois de septembre, le train de nuit sera supprimé par la SNCF. Le Cantal sera encore plus vert, encore plus sauvage, encore plus isolé. (Photo Dominique Bardel)

Le lien de la semaine

Vous êtes gâtés : pour inaugurer le P’tit Journal estival du Cantal, je vous offre pas un, mais deux liens. Oui, vous avez bien lu.
Deux liens autour du même thème : l’identité du département. Ce n’est pas la gastronomie, ce n’est pas le tourisme, ce n’est pas la langue occitane. Non, ce qui caractérise le plus sûrement ce beau pays, c’est... la météo.
Je vous propose donc de découvrir deux véritables institutions, deux monuments qui font partie de l’histoire locale, au même titre que le pape Gerbert (qui ignore que le premier pape français, qui a eu pour lourde tâche de gérer la panique lors du passage à l’an mil, était cantalien ? Ne regardez pas en l’air, ceux du fond, je vous ai vus !). Je vous invite à visiter les sites de deux immenses fabricants de parapluie. L’immémorial Piganiol (en occitan, "piganiol" veut dire "querelleur", c’est mon chef qui me l’a dit, et il sait de quoi il parle, puisqu’il s’appelle...), et le très prestigieux Dalbin, qui commercialise le célébrissime parapluie "L’Aurillac".
Bonne visite !


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Image extraite de l'article "La maison du général - 31"